Pour permettre aux jeunes spéléos et amateurs de pratiquer un peu plus sur corde, nous avons décidé de les emmener au chourum du Camarguier, dans le Dévoluy, dimanche 19 novembre 2017.
Lire la suite de « chourum du Camarguier pour petits et grands »
Pour permettre aux jeunes spéléos et amateurs de pratiquer un peu plus sur corde, nous avons décidé de les emmener au chourum du Camarguier, dans le Dévoluy, dimanche 19 novembre 2017.
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Dimanche 5 novembre
Cette année, les Journées nationales de la spéléologie, organisée par la Fédération française de spéléologie depuis plus d’une décennie, nous a apporté quelques jeunes. L’occasion est trop belle pour ne pas relancer un groupe jeunes, qui, espérons-le, en attirera d’autres.

La saison est déjà froide. Pas question d’aller traîner dans le Dévoluy pour sortir de nuit, mouillé et transi. Nous optons pour la grotte de la Résurrection. Avec la sécheresse, pas de risque de se mouiller et la vaste salle nous permet de mettre en place des ateliers pour enseigner les techniques de progression sur corde.
Les jeunes, ça apprend vite ! Ce n’est pas une légende. En l’espace de quelques heures, ils sont déjà autonomes et maîtrisent les techniques les plus complexes : montée aux bloqueurs, conversion, descendeur, passage de nœuds aussi bien à la montée qu’à la descente.

Avec notre équipe de 9 à 14 ans, nous pouvons sans inquiétude nous lancer dans des cavités plus honorables comme le Camarguier, au programme dans quinze jours.
Participant : Lucie, Pauline, Anthéa, Céline, Robin, Titouan, Christophe, José, François et Philippe.
Vous trouverez au téléchargement ci-dessous le compte rendu de l’assemblée générale ordinaire du club pour l’exercice 2016-2017.
Pour cette sortie, nous avions principalement deux objectifs : vérifier l’activité des chiroptères en cette fin de saison des amours et observer d’un peu plus près les remplissages de la galerie principale qui mène aux escalades.

Mais pour cela, il nous fallait du temps en soirée et même pendant la nuit. Nous avons donc envisagé un bivouac dans le porche d’entrée. De ce fait, les sacs étaient un peu plus lourd qu’à l’accoutumée mais rien de très extraordinaire : un duvet chaud, un tapis auto-gonflant, appareil photo, jumelles, détecteur d’ultrasons, marteau de géologue et surtout un bon casse-croûte.

La départ se fait depuis Gap dans l’après-midi du samedi pour une arrivée au porche en début de soirée. Avec les journées plus courtes, il nous fallait pas arriver trop tard et rater les premiers vols de chauves-souris.
Christophe avait déjà réalisé des relevés fin août et fin septembre attestant d’une activité de swarming. De mon côté, notre dernière visite du premier octobre m’avait laissé une drôle d’impression à la découverte de ces remplissages pour le moins tourmentés.

Nous prenons pied dans le porche juste avec le coucher de soleil. La saison tardive ne permet plus d’en profiter depuis notre perchoir. Cependant, le mont Aiguille reste splendide au milieu de sa mer de nuages. Le détecteur en route, nous partons faire quelques photos puisque Christophe a monté pour l’occasion son reflex. Nous prenons notre temps et découvrons mille petits détails qui nous avaient échappés jusqu’alors.

Arrivés sur les remplissages, objets de ma convoitise, je suis rapidement déçu. Il y a seulement des galets endogènes, quelques résidus de grès décomposé et des planchers de calcite complètement explosés et remaniés. Je remarque cependant des ripple-marks fossilisés sous certains planchers. Quelques photos pour illustrer tout cela et nous poursuivons notre chasse aux chiros puisque nous venons de découvrir deux spécimens déjà en hibernation. Nous passons discrètement notre chemin pour finir avec un schooting dans la grande salle où les rares gouttes qui tombent sont du plus bel effet lorsqu’on sait manier le déclencheur…
Pour le reste, la nuit sera calme avec de rares passages de chauves-souris et chaude grâce à nos duvets car la température extérieure est de 2°C.

Participants : Christophe BOULANGEAT et Philippe BERTOCHIO
Photographies : Christophe BOULANGEAT
Le séjour d’octobre est le dernier de l’année, car à cette altitude (1650m), l’hiver est plutôt rude. Nous n’étions que deux les deux premiers jours, puis trois et enfin quatre dont un spéléo espagnol.
A deux, nos explorations furent rudes et dans la même cavité : A106. Cavité très étroite et descendante avec un courant d’air à geler les oreilles. Heureusement le puits d’entrée nous réchauffait au moment de la remontée.

Ensuite nous avons fini les derniers petits bouts de topo dans l’AN308, fait une petite explo dans les amonts des cabris. Toujours pour chercher le passage qui mènerait a la rivière. Celle qui se perd dans la salle Tamalou.

Et ensuite vint le déséquipement du 308. Les Isards, moins effrayés, nous regardaient passer, mais de loin. Nous entendîmes un vol de grues qui migraient. Sans les voir car nous étions dans la forêt.
Une recherche de passage et agrandissement furent réalisés dans le Z208, la perte nouvellement explorée durant le séjour de septembre. Il reste beaucoup de travail et le courant d’air est toujours présent, ce qui encourage à revenir.

Participants; Boyer eric (mjc Rodez) Aragon frédo (aragonite de Millau) Diaz david (gaes Bilbao) Faure bernard (mjc Rodez) Parrini françois (sca Gap).
Report topo Boyer eric (mjc Rodez).
Ce samedi, nous nous sommes retrouvés entre sauveteurs du Spéléo secours français des départements du Vaucluse, des Alpes de haute Provence et des Hautes-Alpes pour un exercice d’évacuation dans l’aven Joly sur la commune de Saint-Christol.

Si au petit matin, nous avions un effectif modeste, avec le soleil nous étions une quarantaine pour un exercice grandeur nature. L’objectif était la mise en place d’une équipe ASV avec point chaud et assistance d’une victime avec fracture du bras suivie de son évacuation. La spécificité de la cavité, avec quelques étroitures bien connues, nous ont obligés à réaliser l’évacuation avec une attelle cervico-thoracique tractable.

Dans une ambiance détendue et sérieuse, l’opération s’est déroulée rapidement et avec une précision de métronome. Nous remercions encore une fois le SSF84 pour son invitation et l’organisation de cette opération.
Les séjours à la Pierre Saint Martin se font essentiellement en août, mais aussi fin septembre et fin octobre.

Pour ce séjour de septembre, nous étions d’abord trois puis cinq. Ce qui est peu comparé aux autres années. L’objectif prévisionnel étant la visite de différents départs avec courant d’air repérés durant l’été ou l’hiver dernier.

A cinq minute de la voiture, exceptionnel à la PSM, notre première visite est celle d’une perte, intéressante car elle se trouve sous la limite des calchistes. Les calchistes sont difficilement pénétrables et exploitables car peu stable. C’est aussi une perte qui a dû être déjà visitée car elle se repère facilement.
A moins huit mètres après avoir sorti quelques blocs, Eric eut l’idée de crier pour repérer un éventuel écho. Et là, au travers d’un trou de 2cm de diamètre, une résonance puissante se fit entendre. Une si belle résonance que nous en avons joué à lui parler. Et c’est ainsi que la désobstruction du Z208 commença.

Il nous faudra quatre jours avec massette et burin pour agrandir le passage et déboucher dans un très joli P38 d’environ quatre mètres par deux mètres cinquante, avec un très fort courant d’air soufflant. Nous l’avons descendu le dernier jour, pour découvrir à sa base une galerie fossile horizontale, bouchée vers l’amont après 30m. Vers l’aval, elle est colmatée par des dépôts d’argile et une grosse vasque d’eau. Le courant d’air arrive d’un conduit supérieur du coté aval et une désobstruction sera nécessaire. Nous en avons fait la topographie. Et aussi la sieste grâce à quatre jours de soleil sur cinq.

La suite se fera fin octobre.
Participants. Anne-Marie, Bernard , Véro, Eric (MJC Rodez) François (SCA Gap)






D’après un article de Jean-Philippe GRANDCOLAS
Massif du Dévoluy,
Puits des Bans, Saint-Disdier-en-Dévoluy, Hautes-Alpes,
Grottes de Fétoure et des Choucas, Tréminis, Isère
Participants Clan des Tritons : Cécile PACAUT, Christophe TSCHERTER, Jean-Philippe GRANDCOLAS.
Participants Spéléo-Club Alpin de Gap (Hautes-Alpes) : Philippe BERTOCHIO, Marie-Pierre MARTIN, Céline BROGGI, Titouan, Lucie et Éric DUCROS.
Participants Spéléos Grenoblois CAF (Isère) : Virginie, Alex, Julien, Jeff.
Rendez-vous est donné à 10h samedi matin au parking du Puits des Bans. Tous arrivent en même temps et à l’heure ! Certains porteront des tuyaux en vue d’un pompage en 2018, d’autres assisteront Christophe dans les séances photos avec Virginie, un charmant mannequin. Le siphon de -207 est très bas, certains feront trempette. Retour avec séance photos.
TPST : 5h environ.

Le temps s’est un peu dégradé. Nous retrouvons en soirée Patou TORDJMAN, sa fille Delphine et Vincent. Repas et chaude nuitée au http://www.gite-devoluy.com/fr
Au gîte, nous avons rencontré la slovaque Marianna Jagercikova, qui est en France depuis 12 ans et vit à Saint-Disdier-en-Dévoluy.
Et a soutenu une thèse de doctorat en Géosciences de l’environnement à Aix-Marseille, dans le cadre de l’Ecole Doctorale Sciences de l’Environnement (Marseille) le 18-03-2014. Quantification de la cinétique des transferts verticaux de matière solide dans les sols par une approche multi-isotopique.
Pour compléter le portrait, elle est championne du kilomètre vertical !
J’ai eu le privilège de recevoir de sa part un ouvrage spéléo sur un massif slovaque !

Le dimanche, levé à 7h puis rendez-vous à Tréminis à 9h. Temps couvert.
Participants Clan des Tritons : Cécile PACAUT, Christophe TSCHERTER, Jean-Philippe GRANDCOLAS.
Participants Spéléo-Club Alpin de Gap (Hautes-Alpes) : Philippe BERTOCHIO, Marie-Pierre MARTIN, Christophe BOULABGEAT, Flora CLAUSIER et ses parents en extérieur.
Patou Tordjman, Delphine et Vincent en initiation.
950 mètres de dénivelé pour atteindre la grotte de Fétoure à 2000m, elle s’ouvre sous le Grand Ferrand, au pied de falaises de 750 m, la sortie des nuages dans la partie terminale du sentier d’accès dans le grand éboulis fut un grand moment !
Nous passerons une heure dans la cavité pour la visite et faire quelques photos. Pic-Nic. Puis nous rejoindrons le porche de la grotte des Choucas, par une remontée d’une quarantaine de mètres très bien équipée.

La vue sur le Vercors et la Chartreuse est superbe et la galerie qui fait suite est de très belles tailles, c’est surprenant quand on connaît la morphologie des chourums dévoluards, une branche se termine sur un très beau puits remontant, les escalades ont été déséquipées ! Nous parcourons les portions les plus vastes, encombrées de blocs et de vieilles concrétions, en faisant
des pauses photos, cette fois c’est Delphine, le mannequin de charme ! Nous y passerons environ 3h.

Descente par les pierriers. Entre la marche d’approche et les visites des deux cavités, la journée est bien remplie ! Christophe BOULANGEAT bivouaquera dans la grotte pour un comptage de chiroptères.
Spéléométrie :
Puits des Bans : -331, +13, 2000m environ.
Grotte de Fétoure : 200m environ.
Grotte des Choucas : près de 2000m.