Plongée reprise à Bourg St-Andéol

Participant : Philippe


A défaut d’être dans le Lot, je me retrouve au bord de la vasque du goul du Pont avec Jean-Pierre et Catherine Baudu, Mowgli et un collègue à lui. Jean-Pierre a prévu une exploration dans la zone des – 80 mètres. Nous lui ferons son assistance aux paliers tout en faisant chacun notre tour une petite descente. Lorsque j’arrive, Jean-Pierre est déjà sous l’eau. Catherine prévoit le premier contact dans une heure. Je partirai donc 30 minutes après elle.

Ma dernière plongée au Pont m’avait laissé un goût amer puisqu’un souci technique m’avait contraint à faire demi-tour à – 20 mètres. N’ayant pas plongé depuis un mois, je pars pour une plongée de reprise. Selon les conditions de la source, l’état du plongeur et celui du matériel ce sera entre 70 et 100 mètres.

La source en 2006 lors d'un exercice secours national (photo : Ph. Bertochio)
La source en 2006 lors d’un exercice secours national (photo : Ph. Bertochio)

A l’heure dite, je me mets à l’eau. Le rendez-vous est tellement bien calé que je croise Catherine à – 3 m qui ressort bouteilles et scooter dont Jean-Pierre n’a plus besoin. On dirait un sapin de Noël. Jean-Pierre est au palier à 9 mètres. Il me montre ses paramètres de plongée. Il lui reste encore plus de deux heures de palier. Il m’indique qu’il a froid aux mains. Je vais lui chercher ses moufles restées à – 6 mètres. Comme tout va bien pour lui, je pars pour ma plongée. Je bataille un peu pour passer l’étroiture. Elle est pourtant bien plus large que d’habitude. Je constate que mon idée de monter toutes les bouteilles sur le fût du Megalodon n’est pas une bonne idée. Je ressemble à un avion et les robinetteries sont tout juste accessibles. La descente se passe si bien que je fais demi-tour à regret à – 101 mètres. Mais l’objectif maximum est atteint alors retour s’impose. Le retour, comme la descente, est sans souci. A – 9 mètres, juste après l’étroiture, j’aperçois Jean-Pierre à – 6 m. Quinze minutes plus tard, je le rejoins. Il me fait un magnifique dessin de mammouth sur un morceau de tuile. Mowgli arrive alors avec sa caméra et nous filme sous tous les angles. Finalement, Jean-Pierre signe son oeuvre d’un « Mowgli » et lui tend. Ça rit fort dans les embouts. Lorsque je quitte les paliers, il reste deux minutes à Jean-Pierre. Je l’attends pour une sortie commune.

Pendant le rangement du matériel, l’explorateur nous raconte sa première dans un réseau pourtant ultra-fréquenté. Et comme une galette des rois les attend en Ardèche, je salue la compagnie et regagne mes montagnes.