Le 15 février avec Johana, Eric et Philippe

Ce matin, dès potron-minet, je décolle pour le vallon de Corne sous les câbles du téléphériques de Bure. Il fait encore bien noir, pourtant, les crêtes Est sont déjà en fusion sous les premiers rayons du soleil. Avec la neige, il y a un côté magique. Ski au pieds, il est 7h30 lorsque je démarre. Je ne mets pas longtemps à voir que je suis le premier. Les traces de la veille sont entièrement recouvertes par une neige fine. Le vent en soulève de gros paquets qui viennent me fouetter la figure.

Rapidement, je quitte le creux du vallon pour attaquer la pente raide qui conduit au chourum Héroïque. Dans cette zone très ventilée, la couche n’est pas très épaisse. De ci de là, les courants d’air ont creusé de petites cheminées où l’on aperçoit l’éboulis. A l’entrée du canyon, les skis deviennent un obstacle à la progression. Je poursuis à pied. Tout est en neige plus ou moins dure en fonction des zones. Je traverse assez vite pour me retrouver sur le plateau. Je sais que Johana et Éric sont arrivés dans le secteur des Baumettes. Je redescends les rejoindre.

En termes de prospection, la journée sera décevante. Les quantités de neige ont tellement façonné la surface que les traces d’activités karstiques sont très rares. Le courant d’air a ouvert une cheminée de deux mètres de profondeur à l’entrée du chourum de l’Ours. Pour le reste, plus aucune trace des dolines et formes de surface.
