1ère session : dimanche 09 septembre 2012
Christophe, Rémi, Marc
Depuis la dernière visite, en juin 2010, nous envisagions de revenir à une période sans neige et sans glace, si possible sans pluie et sans brouillard (pour le plaisir de la vue), afin d’appréhender les éventuels mouvements de chiroptères dans ce réseau conséquent d’altitude. Nous avions en effet constaté la présence quasi généralisée de crottes de chauve-souris. Il y avait aussi de nombreux squelettes disséminés de ci de là. Mais pas un seul individu en vol ou pendu la tête en bas, ce qui n’avait rien d’étonnant du fait de la glace encore bien présente dans la cavité.
Le 9 septembre, il faisait grand beau. La température était bien agréable. Nous avons ainsi pu largement apprécier l’ampleur du cadre sous ces hautes falaises du Grand Ferrand.
Nous avions également convenu de changer la corde d’accès, ce que nous avons fait sur les premiers 40 m aval. La deuxième partie n’a pas été changée ce jour (main courante aérienne finale).
La visite a donc commencé vers les grandes salles du fond. Plus de glace, très peu d’écoulements … pas à dire, la sécheresse s’est fait ressentir dans ce coin de l’Isère.
L’immensité des volumes nous laissant pantois, nous nous sommes éternisés à fouiner dans diverses étroitures adjacentes a priori non visitées jusqu’à présent (aucune trace dans les dépôts d’argile). Beaucoup de concrétions, quelques petites chatières sélectives pas forcément du goût de Rémi… De quoi s’amuser un moment.
Et… toujours pas de chiroptères en vue, si ce n’est des squelettes toujours présents, de toutes tailles et un cadavre tout frais de ce qui ressemble à un oreillard.
Mais puisque l’heure nous échappe dans ces grands réseaux (TPST = 5 h environ). Il fallait envisager le retour sans avoir vu de chauve-souris vivante.
Christophe décide alors de laisser à l’entrée de la cavité en position d’enregistreur son détecteur à ultra-sons avec l’idée de revenir rapidement pour le récupérer.
auteur de l’histoire: Marc
2eme Session : samedi 15 septembre 2012
Christophe
Montée dans le brouillard, coucher de soleil sur mer de nuage… A 19h30, ça volait déjà dans les galeries et sous le porche, promesse d’une nuit agitée…
Preuve est faite que cette grotte est une immense boite de nuit pour chauve-souris, un site de swarming. Activité intense et continue de 19h30 a 4h du matin au moins… Je me suis endormi au sons des « tsik tsik » (cris sociaux audibles), au bruissements des ailes et au courant d’air sur mon visage… Immersion totale. Nuit magique.