{"id":598,"date":"2012-08-31T22:17:19","date_gmt":"2012-08-31T20:17:19","guid":{"rendered":"http:\/\/wordpress.localhost\/2012\/08\/31\/grotte-des-chamois-camp-2012\/"},"modified":"2012-08-31T22:17:19","modified_gmt":"2012-08-31T20:17:19","slug":"grotte-des-chamois-camp-2012","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/speleoclub-gap.fr\/?p=598","title":{"rendered":"Grotte des Chamois &#8211; camp 2012"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\">Participant club : Philippe BERTOCHIO<\/p>\n<p><!--more--><br \/>\n<strong>Samedi 4 ao\u00fbt<\/strong> : voyage jusqu&rsquo;\u00e0 Castellet-les-Sausses. Portage jusqu&rsquo;\u00e0 Aurent, notre camp de base. Le soir, Jean-Claude arrive avec le quad de location. Nous en profiterons pour r\u00e9aliser la descente de tout le mat\u00e9riel de plong\u00e9e rest\u00e9 dans la voiture au col.<\/p>\n<figure id=\"attachment_589\" aria-describedby=\"caption-attachment-589\" style=\"width: 750px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" aligncenter size-full wp-image-589\" src=\"http:\/\/wordpress.localhost\/wp-content\/uploads\/2012\/08\/jpg_quad_alexey_.jpg\" alt=\"Jean-Claude sur le quad ( photo : Alexey KOPCHINSKIJ)\" title=\"Jean-Claude sur le quad ( photo : Alexey KOPCHINSKIJ)\" class=\"caption\" align=\"center\" width=\"750\" height=\"499\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-589\" class=\"wp-caption-text\">Jean-Claude sur le quad ( photo : Alexey KOPCHINSKIJ)<\/figcaption><\/figure>\n<p><strong>Dimanche 5<\/strong> : avec l&rsquo;aide de Peter ZENTAY (Hongrois) et Philippe AUDRA, nous montons, \u00e0 l&rsquo;entr\u00e9e de la grotte, tout le mat\u00e9riel n\u00e9cessaire \u00e0 la plong\u00e9e du lendemain pour le siphon aval.<\/p>\n<p>L&rsquo;apr\u00e8s-midi, retour \u00e0 Aurent et corv\u00e9e de bois pour les grillades du soir. Enfin, pr\u00e9paration des premiers kits pour la plong\u00e9e future au siphon amont.<\/p>\n<figure id=\"attachment_590\" aria-describedby=\"caption-attachment-590\" style=\"width: 750px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" aligncenter size-full wp-image-590\" src=\"http:\/\/wordpress.localhost\/wp-content\/uploads\/2012\/08\/jpg_preparation_alexey_.jpg\" alt=\"Pr\u00e9paration des sacs plong\u00e9es sous l'oeil attentif de Jos\u00e9 et Peter (photo : Alexey KOPCHINSKIJ)\" title=\"Pr\u00e9paration des sacs plong\u00e9es sous l'oeil attentif de Jos\u00e9 et Peter (photo : Alexey KOPCHINSKIJ)\" class=\"caption\" align=\"center\" width=\"750\" height=\"962\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-590\" class=\"wp-caption-text\">Pr\u00e9paration des sacs plong\u00e9es sous l&rsquo;oeil attentif de Jos\u00e9 et Peter (photo : Alexey KOPCHINSKIJ)<\/figcaption><\/figure>\n<p><strong>Lundi 6 : plong\u00e9e au siphon aval.<\/strong> Participants : Agnes HAJNAL, Peter ZENTAY, Philippe AUDRA et Jean-Yves BIGOT. Nous partons \u00e0 cinq d&rsquo;Aurent, le matin vers 9h00. A l&rsquo;entr\u00e9e, le temps de pr\u00e9parer les sacs et de s&rsquo;\u00e9quiper, nous d\u00e9marrons dans la cavit\u00e9 \u00e0 10h40. C&rsquo;est Philippe qui se charge du gros sac avec l&rsquo;\u00e9metteur, la radio, les antennes. En plus d&rsquo;\u00eatre gros, il est lourd et fragile. Tout ce que l&rsquo;on aime dans les 400 premiers m\u00e8tres de cloaque de la grotte des Chamois. Finalement, le siphon aval sera atteint rapidement. Et le temps de laisser Big pr\u00e9parer son mat\u00e9riel de photo, je suis \u00e0 l&rsquo;eau \u00e0 13h00.<\/p>\n<figure id=\"attachment_591\" aria-describedby=\"caption-attachment-591\" style=\"width: 750px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" aligncenter size-full wp-image-591\" src=\"http:\/\/wordpress.localhost\/wp-content\/uploads\/2012\/08\/jpg_aval_big_.jpg\" alt=\"D\u00e9part de la plong\u00e9e du siphon aval (photo : Jean-Yves BIGOT)\" title=\"D\u00e9part de la plong\u00e9e du siphon aval (photo : Jean-Yves BIGOT)\" class=\"caption\" align=\"center\" width=\"750\" height=\"563\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-591\" class=\"wp-caption-text\">D\u00e9part de la plong\u00e9e du siphon aval (photo : Jean-Yves BIGOT)<\/figcaption><\/figure>\n<p>Le programme de cette plong\u00e9e est charg\u00e9 : topographier la partie exond\u00e9e jusqu&rsquo;\u00e0 la tr\u00e9mie, faire un test de radio afin de pouvoir r\u00e9aliser le rep\u00e9rage par balise, mettre en place la balise pour que Donald, dehors, puisse rep\u00e9rer mon terminus et enfin, tenter de capturer la \u00ab\u00a0bestiole\u00a0\u00bb aper\u00e7ue l&rsquo;ann\u00e9e derni\u00e8re. Pour permettre \u00e0 l&rsquo;\u00e9norme sac \u00e9metteur de couler, je demande \u00e0 Philippe de remplir le peu de vide de galets. Il flotte encore un peu mais je ne peux plus le soulever hors de l&rsquo;eau&#8230; D\u00e8s les dix m\u00e8tres de profondeur atteints, la pression a comprim\u00e9 l&rsquo;air des sacs \u00e9tanches. Cette fois-ci, le sac me plaque litt\u00e9ralement au sol. Quelle gal\u00e8re ! Je consomme beaucoup d&rsquo;air pour avancer et maintenir mon \u00e9quilibre. Heureusement que je pr\u00e9vois toujours plus large en r\u00e9serve. En parcourant le siphon, j&rsquo;aper\u00e7ois plusieurs sp\u00e9cimens sur les blocs. Trop g\u00ean\u00e9 par le sac, je m&rsquo;occuperai de la capture plus tard. Avant la sortie du siphon, je r\u00e9pare le fil cass\u00e9 et fais surface. Quelques coups de palmes pour traverser le canyon et me voici au sec. Je pose le mat\u00e9riel de plong\u00e9e et les galets de lest pour aller direct vers le fond. Il ne s&rsquo;agit pas de tra\u00eener. J&rsquo;ai donn\u00e9 trois heures \u00e0 mes co\u00e9quipiers pour tout faire. Au terminus, je trouve la tr\u00e9mie moins impressionnante. Pour la topo, il faudra que je tente de traverser pour aller voir au sommet.<\/p>\n<p>Je d\u00e9balle l&rsquo;\u00e9metteur. Mais comment faire pour ne pas le mouiller lorsque votre combinaison n\u00e9opr\u00e8ne d\u00e9gouline de tous les c\u00f4t\u00e9s ? Je sors les antennes et m&rsquo;appr\u00eate \u00e0 les monter lorsque un souvenir me foudroie. J&rsquo;ai laiss\u00e9 les vis dans la poche lat\u00e9rale du sac \u00e0 dos, \u00e0 l&rsquo;entr\u00e9e de la grotte. Je cours installer la radio. Jos\u00e9 est au bout du TPS. Je lui demande de voir avec Donald comment je peux \u00e9mettre sans les vis. Impossible ! Non seulement il faut une bonne fixation, mais surtout un bon contact sec !!! Nous abandonnons l&rsquo;id\u00e9e de la localisation et je range le mat\u00e9riel. Tout ce matos amen\u00e9 jusque l\u00e0 pour rien. C&rsquo;est vraiment b\u00eate.<\/p>\n<p>Second objectif : la topographie. Je traverse l&rsquo;entonnoir final pour grimper la tr\u00e9mie qui obstrue totalement la galerie. La pente, qui de loin m&rsquo;\u00e9tait apparue comme tr\u00e8s abrupte n&rsquo;est qu&rsquo;\u00e0 40\u00b0. Au sommet, il y a m\u00eame un replat avant la zone d&rsquo;effondrement du plafond. Vers le sud, une petite galerie semble vouloir contourner ce bouchon. Elle est parcourue par un courant d&rsquo;air aspirant fort. Mais d&rsquo;o\u00f9 peut provenir ce courant d&rsquo;air alors que je suis post-siphon ? La topographie prend l\u00e0 toute son importance dans la compr\u00e9hension de ce r\u00e9seau complexe. Je commence le relev\u00e9. C&rsquo;est long. Cependant, absorb\u00e9 par la t\u00e2che, je ne vois pas le temps passer. Une cinquantaine de m\u00e8tres avant le siphon, je rep\u00e8re un grand d\u00f4me de sable en rive droite. Me rappelant les conseils de Philippe, de bien regarder s&rsquo;il n&rsquo;y a pas une galerie vers l&rsquo;ouest, je grimpe le d\u00f4me. A peine je commence ma progression que je vois se dessiner une belle galerie en demi-cintre de cinq \u00e0 six m\u00e8tres de large pour un \u00e0 deux m\u00e8tres de haut. Le remplissage de sable c\u00e8de peu \u00e0 peu la place \u00e0 de l&rsquo;argile. J&rsquo;ai parcouru environ une petite centaine de m\u00e8tres lorsque la galerie commence \u00e0 se redresser. Les blocs sont de plus en plus pr\u00e9sents. Bient\u00f4t, la tr\u00e9mie prend forme et me ralentit. Des traces d&rsquo;eau sont bien visibles. Des crues arrivent par l\u00e0. Post siphon et seul, je ne m&rsquo;engage pas plus loin. Il ne faudrait pas rester coinc\u00e9&#8230;<\/p>\n<figure id=\"attachment_592\" aria-describedby=\"caption-attachment-592\" style=\"width: 750px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" aligncenter size-full wp-image-592\" src=\"http:\/\/wordpress.localhost\/wp-content\/uploads\/2012\/08\/jpg_proaselle_philippe_.jpg\" alt=\"La proaselle des Chamois (photo : l'auteur)\" title=\"La proaselle des Chamois (photo : l'auteur)\" class=\"caption\" align=\"center\" width=\"750\" height=\"470\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-592\" class=\"wp-caption-text\">La proaselle des Chamois (photo : l&rsquo;auteur)<\/figcaption><\/figure>\n<p>De retour dans la rivi\u00e8re, je reprends la topographie et mon mat\u00e9riel de plong\u00e9e. Les derni\u00e8res vis\u00e9es sont dans le canyon. Ce barbotage finit de me frigorifier. Ma derni\u00e8re vis\u00e9e me lib\u00e8re. Je range tout et m&rsquo;appr\u00eate \u00e0 rentrer lorsque j&rsquo;aper\u00e7ois une bestiole. Je laisse le kit flotter et m&#8217;empare d&rsquo;une \u00e9prouvette. Les doigts engourdis par le froid ne me facilite pas le travail. Heureusement que le petit crustac\u00e9 n&rsquo;est pas tr\u00e8s farouche. Le soir m\u00eame, Didier CAILLOL nous confirmera qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;un proaselle, un petit isopode. Il est actuellement \u00e0 l&rsquo;\u00e9tude, s\u00e9quen\u00e7age ADN, au CNRS de Lyon.<\/p>\n<p>Le retour dans le siphon sera si rapide que je ne consommerai pas la moiti\u00e9 de ma consommation aller. Lorsque je sors de l&rsquo;eau, mes coll\u00e8gues m&rsquo;attentent, eux aussi frigorifi\u00e9s. Ils \u00e9mergent p\u00e9niblement des couvertures de survie. J&rsquo;ai une heure et demi de retard sur mon programme. Les sacs sont vite refaits, direction la sortie. Nous sommes dehors \u00e0 19h30. Big et Philippe dorment \u00e0 la grotte. Avec Agnes et Peter, nous redescendons \u00e0 Aurent pour une nuit r\u00e9paratrice dans un vrai lit.<\/p>\n<figure id=\"attachment_593\" aria-describedby=\"caption-attachment-593\" style=\"width: 750px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" aligncenter size-full wp-image-593\" src=\"http:\/\/wordpress.localhost\/wp-content\/uploads\/2012\/08\/jpg_lits_alexey_.jpg\" alt=\"La salle de couchage dans le refuge d'Aurent (photo : Alexey KOPCHINSKIJ)\" title=\"La salle de couchage dans le refuge d'Aurent (photo : Alexey KOPCHINSKIJ)\" class=\"caption\" align=\"center\" width=\"750\" height=\"511\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-593\" class=\"wp-caption-text\">La salle de couchage dans le refuge d&rsquo;Aurent (photo : Alexey KOPCHINSKIJ)<\/figcaption><\/figure>\n<p><strong>Mardi 7 <\/strong> : toujours avec l&rsquo;aide de Peter et Agnes, je fais un premier portage \u00e0 la grotte du mat\u00e9riel pour la plong\u00e9e du siphon amont. Au vu de la profondeur atteinte l&rsquo;ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente, j&rsquo;ai pr\u00e9vu du lourd. M\u00eame si l&rsquo;acc\u00e8s est difficile, j&rsquo;engage le recycleur pour un maximum d&rsquo;autonomie. Je ne le regretterai pas.<\/p>\n<p>Mon exp\u00e9rience du froid la veille finit de me convaincre que je ne pourrai pas plonger en combinaison humide dans l&rsquo;amont. Aussi, l&rsquo;apr\u00e8s midi, je remonte \u00e0 la maison pour prendre la combinaison \u00e9tanche et les sous-v\u00eatements qui vont avec. J&rsquo;en profite pour faire les courses de frais pour le camp : pain, oeufs, saucisses.<\/p>\n<p><strong>Mercredi 8<\/strong> : toujours des portages vers la grottes des Chamois mais cette fois-ci avec Donald ACCORSI et Alexey KOPCHINSKIJ. De leur c\u00f4t\u00e9, Alain STAEBLER et Bruno ARFIB d\u00e9posent deux sacs bouteilles au bout de la galerie des Pingouins en allant faire de la topo dans le r\u00e9seau Cosette.<\/p>\n<p>Donc, le soir, six sacs sont pr\u00eats \u00e0 l&rsquo;entr\u00e9e de la grotte. Deux sacs sont d\u00e9j\u00e0 \u00e0 la rivi\u00e8re mais \u00e0 300 m\u00e8tres du siphon amont, la zone la plus aquatique. Tout semble pr\u00eat pour le grand jour si ce n&rsquo;est la cagoule. Mais ceci est une autre histoire&#8230;<\/p>\n<figure id=\"attachment_594\" aria-describedby=\"caption-attachment-594\" style=\"width: 750px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" aligncenter size-full wp-image-594\" src=\"http:\/\/wordpress.localhost\/wp-content\/uploads\/2012\/08\/jpg_portage_alexey_.jpg\" alt=\"Portages... (photo : Alexey KOPCHINSKIJ)\" title=\"Portages... (photo : Alexey KOPCHINSKIJ)\" class=\"caption\" align=\"center\" width=\"750\" height=\"499\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-594\" class=\"wp-caption-text\">Portages&#8230; (photo : Alexey KOPCHINSKIJ)<\/figcaption><\/figure>\n<p><strong>Jeudi 9 : le grand jour.<\/strong> Au d\u00e9part d&rsquo;Aurent, nous sommes huit pour le portage au siphon amont. Nous sommes tous conscients que la journ\u00e9e va \u00eatre dure et longue. La motivation n&rsquo;est pas grande. A 8h00, Marjan TEMOVSKI, Matija PERNE, Mateja CERNA, Agnes HAJNAL, Peter ZENTAY, Donald ACCORSI, Alexey KOPCHINSKIJ et moi d\u00e9marrons du refuge. A l&rsquo;entr\u00e9e des Chamois, nous retrouvons les \u00e9quipes de la veille qui sont rest\u00e9es bivouaquer sur place. Six charges \u00e0 amener au siphon et les sacs collectifs. Nous ne serons pas trop de huit. Alain, pas tr\u00e8s r\u00e9veill\u00e9, attend notre d\u00e9part pour savoir s&rsquo;il doit sacrifier sa journ\u00e9e de repos pour renforcer l&rsquo;\u00e9quipe. Je le rassure. Peu \u00e0 peu, nous nous \u00e9quipons et rentrons sous terre. La consigne est de se retrouver \u00e0 la salle des Slov\u00e8nes et ce sont justement eux : Mateja et Matija qui ouvrent la marche. Je sais que pour moi aussi la journ\u00e9e va \u00eatre difficile. Pas question de laisser le sac du recycleur \u00e0 quiconque. C&rsquo;est pourtant le plus lourd. Mais l&rsquo;ann\u00e9e derni\u00e8re, j&rsquo;ai du changer des robinetteries de bouteille cass\u00e9es malgr\u00e9 les protections. Alors pas question de casser le Megalodon. A l&rsquo;aller comme au retour, je prendrai le temps de n\u00e9gocier ces \u00ab\u00a0p&#8230;.\u00a0\u00bb de 400 m\u00e8tres de galeries de l&rsquo;enfer pour ramener le mat\u00e9riel sans bosse. Cons\u00e9quence, le rythme n&rsquo;est plus le m\u00eame. Je pars troisi\u00e8me, juste avant Agnes et Peter. Je mettrais une demi-heure de plus, pourtant, personne ne m&rsquo;a rattrap\u00e9. \u00c9trange !<\/p>\n<p>Dans la salle des Slov\u00e8nes, les Slov\u00e8nes sont l\u00e0. Nous nous blottissons l&rsquo;un contre l&rsquo;autre pour ne pas perdre trop de calories en attendant le reste de la troupe. Agnes et Peter arrivent un peu plus tard mais pas les derniers. Nous attendrons une heure pour voir arriver Donald charg\u00e9 de deux sacs et Marjan. Alex est malade ! Il a fait demi-tour apr\u00e8s avoir franchi la galerie des Chadocs&#8230;<\/p>\n<p>Nous nous retrouvons \u00e0 sept alors qu&rsquo;il y a maintenant dix sacs \u00e0 porter. Matija nous pr\u00e9pare des p\u00e2tes chinoises pour nous remonter le moral. Trois sachets d&rsquo;\u00e9pices pour un bol d&rsquo;eau, il y a de quoi r\u00e9veiller un mort et tuer un plongeur. Tenant \u00e0 mes intestins fragiles, je n&rsquo;insiste pas sur les p\u00e2tes. Nous franchissons la galerie des Pingouins et retrouvons enfin la rivi\u00e8re. Trop de charges ! Je d\u00e9cide de m&rsquo;\u00e9quiper avec la combinaison \u00e9tanche pour franchir ce dernier tron\u00e7on. Cela videra deux sacs. En limitant ma vitesse de progression, je ne devrai pas trop transpirer. Une grande partie de la rivi\u00e8re se fait \u00e0 la nage. Bien charg\u00e9 malgr\u00e9 tout, nous poursuivons. Les passages de chaos sont p\u00e9nibles, les cailloux glissants et les sacs pleins d&rsquo;eau. Enfin le siphon ! Il est 18h00. Pas question de remettre la plong\u00e9e \u00e0 plus tard. Quitte \u00e0 laisser une partie du mat\u00e9riel l\u00e0 au retour. Une heure me sera n\u00e9cessaire pour pr\u00e9parer le mat\u00e9riel et le plongeur. Mais l\u00e0, la s\u00e9rie des ennuis commence. Un de mes ordinateurs ne d\u00e9marre pas. Comme quoi, la redondance a du bon. Avec l&rsquo;autre ordinateur et un \u00ab\u00a0run time\u00a0\u00bb, je peux plonger malgr\u00e9 tout en s\u00e9curit\u00e9. Je d\u00e9marre la Gopro pour des images qui ne seront pas plus regardables que d&rsquo;habitude. Un petit salut \u00e0 mes valeureux co\u00e9quipiers et je plonge.<\/p>\n<figure id=\"attachment_595\" aria-describedby=\"caption-attachment-595\" style=\"width: 750px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" aligncenter size-full wp-image-595\" src=\"http:\/\/wordpress.localhost\/wp-content\/uploads\/2012\/08\/jpg_P1040315m.jpg\" alt=\"Pr\u00eat \u00e0 partir...\" title=\"Pr\u00eat \u00e0 partir...\" class=\"caption\" align=\"center\" width=\"750\" height=\"615\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-595\" class=\"wp-caption-text\">Pr\u00eat \u00e0 partir&#8230;<\/figcaption><\/figure>\n<p>Je suis le fil pos\u00e9 l&rsquo;ann\u00e9e derni\u00e8re. Avec ma nouvelle SCURION plong\u00e9e, je ne reconnais pas le siphon. Il me semble plus petit et plus r\u00e9gulier qu&rsquo;il ne m&rsquo;\u00e9tait apparu. Un passage relativement \u00e9troit sur une dune de sable \u00e0 -14 m\u00e8tres et le terminus \u00e0 &#8211; 25 m\u00e8tres. Je raboute mon fil pour continuer l&rsquo;aventure. La galerie descend rapidement \u00e0 -50 m\u00e8tres et se stabilise \u00e0 cette profondeur. Le touret se bloque. Il ne veut plus d\u00e9rouler le fil. La poign\u00e9e est coinc\u00e9e. Pour y rem\u00e9dier, je laisse tourner la poign\u00e9e dans ma main qui fait office de roulement. Il y a mieux au niveau confort mais cela fonctionne. Le courant me ralentit un peu. Pas question de palmer trop fort. Pour limiter le poids, j&rsquo;ai opt\u00e9 pour le scrubber axial. L&rsquo;essoufflement peut arriver vite. Surtout qu&rsquo;avec une temp\u00e9rature de six degr\u00e9s, la chaux n&rsquo;est pas dans des conditions optimales pour fixer le dioxyde de carbone. Je parcours une centaine de m\u00e8tres \u00e0 cette profondeur avec un maximum \u00e0 &#8211; 55 m\u00e8tres avant qu&rsquo;une remont\u00e9e ne s&rsquo;amorce. D&rsquo;abord tr\u00e8s douce puis beaucoup plus brutale. Un entonnoir g\u00e9ant est au-dessus de ma t\u00eate. Je distingue avec peine la paroi oppos\u00e9e. Il y a plus de dix m\u00e8tres de largeur. Vers l&rsquo;aval, la roche est \u00e0 fleur, vers l&rsquo;amont, un \u00e9norme \u00e9boulis. Je commence ma d\u00e9saturation avec un palier \u00e0 -18 m\u00e8tres. Sur la gauche, le plafond doit \u00eatre \u00e0 &#8211; 12 m que l&rsquo;\u00e9boulis semble l\u00e9cher. Sur la droite, la galerie monte \u00e0 la verticale entre un \u00e9norme bloc et la paroi. Je m&rsquo;y glisse. A &#8211; 9 m\u00e8tres, je ne vois toujours pas la suite. A &#8211; 6 m\u00e8tres, c&rsquo;est la d\u00e9ception. Je suis dans une chemin\u00e9e dont les parois sont couvertes d&rsquo;argile. La suite ne peut pas \u00eatre l\u00e0. C&rsquo;est ce moment o\u00f9 une des cellules oxyg\u00e8nes de mon recycleur l\u00e2che. Je dois faire demi-tour. De plus, j&rsquo;atteins les limites de ma redondance en circuit ouvert. La suite sera pour l&rsquo;ann\u00e9e prochaine. Heureusement, avec le courant, je rentre beaucoup plus rapidement. Mais sans avoir pu franchir le siphon et parcourir une suite exond\u00e9e, la d\u00e9compression s&rsquo;annonce s\u00e9v\u00e8re. Trente minutes de palier. Ce n&rsquo;est pas beaucoup par rapport \u00e0 mes plong\u00e9es habituelles mais dans de l&rsquo;eau \u00e0 6\u00b0 C, les minutes sont tr\u00e8s longues. Pourtant, un passe-temps incongru m&rsquo;occupera agr\u00e9ablement. Des proaselles viendront me tester les gants de l&rsquo;antenne. Mon immobilisme et l&rsquo;absence de bulle les rendent tr\u00e8s curieuses. Je les observerai \u00e0 loisir dans leur milieu \u00e0 progresser contre les parois ou en pleine eau. Un vrai plaisir. Enfin la d\u00e9livrance sonne. Mon ordinateur affiche un retour surface possible. Je devais partir pour trois heures. Je suis de retour au bout d&rsquo;une heure et demie, ce qui fait la joie de mes \u00e9quipiers rest\u00e9s \u00e0 m&rsquo;attendre. Il ne me faudra pas plus de trente minutes pour ranger le tout et boire une soupe chaude servie avec le sourire de Mateja.<\/p>\n<figure id=\"attachment_596\" aria-describedby=\"caption-attachment-596\" style=\"width: 1147px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" aligncenter size-full wp-image-596\" src=\"http:\/\/wordpress.localhost\/wp-content\/uploads\/2012\/08\/png_coupe2.png\" alt=\"Sch\u00e9ma en coupe du siphon avec toutes les incoh\u00e9rences de la m\u00e9moire d'un plongeur\" title=\"Sch\u00e9ma en coupe du siphon avec toutes les incoh\u00e9rences de la m\u00e9moire d'un plongeur\" class=\"caption\" align=\"center\" width=\"1147\" height=\"408\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-596\" class=\"wp-caption-text\">Sch\u00e9ma en coupe du siphon avec toutes les incoh\u00e9rences de la m\u00e9moire d&rsquo;un plongeur<\/figcaption><\/figure>\n<p>Trop de sacs pour le retour. Je d\u00e9cide de faire un effort pour ne rien laisser au siphon. Mais nous d\u00e9poserons deux bouteilles en bas de la galerie des Pingouins. Elles pourront \u00eatre r\u00e9cup\u00e9r\u00e9es sans aller dans l&rsquo;eau. Nous choisissons aussi de sortir par le puits K &#038; K, \u00e0 l&rsquo;aval. Nous profitons de cette magnifique rivi\u00e8re et nous \u00e9vitons la galerie tr\u00e8s sale des Pingouins. Avant le puits, je quitte enfin la combinaison \u00e9tanche et rajoute une charge. Je la remonte en haut du puits et la laisse \u00e0 l&rsquo;amarrage. Je pr\u00e9f\u00e8re me concentrer sur le recycleur pour une sortie en \u00ab\u00a0douceur\u00a0\u00bb. Un peu \u00e0 la mani\u00e8re de zombis, nous progressons vers la sortie. Nous sommes tous dehors \u00e0 24h00. Encore une heure et nous pourrons retrouver nos lits dans le refuge d&rsquo;Aurent pour une nuit d\u00e9j\u00e0 entam\u00e9e mais bien m\u00e9rit\u00e9e.<\/p>\n<figure id=\"attachment_597\" aria-describedby=\"caption-attachment-597\" style=\"width: 750px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" aligncenter size-full wp-image-597\" src=\"http:\/\/wordpress.localhost\/wp-content\/uploads\/2012\/08\/jpg_team_montage_.jpg\" alt=\"L'\u00e9quipe de choc (montage)\" title=\"L'\u00e9quipe de choc (montage)\" class=\"caption\" align=\"center\" width=\"750\" height=\"348\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-597\" class=\"wp-caption-text\">L&rsquo;\u00e9quipe de choc (montage)<\/figcaption><\/figure>\n<p><strong>Vendredi 10<\/strong> : Alain, au retour de son explo, a ramen\u00e9 un kit des Pingouins \u00e0 l&rsquo;entr\u00e9e. Didier en a ramen\u00e9 un autre des Pingouins jusqu&rsquo;\u00e0 Aurent. De leur c\u00f4t\u00e9, Bernard et Alexey ont ramen\u00e9 le kit du puits K &#038; K \u00e0 l&rsquo;entr\u00e9e.<\/p>\n<p>Avec Donald, dans l&rsquo;apr\u00e8s-midi et en s\u00e9ance de r\u00e9cup\u00e9ration active, nous allons chercher deux sacs \u00e0 la grotte pour les descendre \u00e0 Aurent.<\/p>\n<p><strong>Samedi 11<\/strong> : je remonte chercher deux sacs avec la cl\u00e9 de portage. Alain et Marjan descendent les derniers.<\/p>\n<p>Dans l&rsquo;apr\u00e8s-midi, ce sera la grande lessive au lavoir pour ensuite conditionner le mat\u00e9riel en vue du retour en quad qui doit arriver vers 17h00. Ce n&rsquo;est qu&rsquo;\u00e0 20h00 que Jean-Claude NOB\u00c9COURT arrivera. Un grand merci \u00e0 lui qui aura pass\u00e9 ses soir\u00e9es \u00e0 assurer l&rsquo;intendance et les voyages en quad alors qu&rsquo;il n&rsquo;\u00e9tait pas en cong\u00e9 donc priv\u00e9 de sp\u00e9l\u00e9o. Apr\u00e8s mes salutations, je reprends le chemin du col du Fa puis la route de la maison.<\/p>\n<p><strong>Grotte des Chamois, au pire, \u00e0 l&rsquo;ann\u00e9e prochaine !<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Participant club : Philippe BERTOCHIO<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":589,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-598","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-sorties-realisees"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/speleoclub-gap.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/598","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/speleoclub-gap.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/speleoclub-gap.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/speleoclub-gap.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/speleoclub-gap.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=598"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/speleoclub-gap.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/598\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/speleoclub-gap.fr\/index.php?rest_route=\/"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/speleoclub-gap.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=598"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/speleoclub-gap.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=598"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/speleoclub-gap.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=598"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}