{"id":2452,"date":"2017-05-02T22:53:58","date_gmt":"2017-05-02T20:53:58","guid":{"rendered":"http:\/\/wordpress.localhost\/2017\/05\/02\/la-grande-entaille-nouvelle-aventure\/"},"modified":"2017-05-02T22:53:58","modified_gmt":"2017-05-02T20:53:58","slug":"la-grande-entaille-nouvelle-aventure","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/speleoclub-gap.fr\/?p=2452","title":{"rendered":"La grande entaille, nouvelle aventure"},"content":{"rendered":"<h2>mardi 12 avril 2017<\/h2>\n<p>C&rsquo;est l&rsquo;histoire d&rsquo;une cavit\u00e9 dont l&rsquo;exploration tra\u00eene. Ce n&rsquo;est pas un manque de motivation, bien au contraire. La peur, certainement, que l&rsquo;aventure s&rsquo;arr\u00eate&#8230;<\/p>\n<p>Durant ces vacances de printemps, apr\u00e8s un hiver sans neige, les skis sont d\u00e9j\u00e0 remis\u00e9s en attendant l&rsquo;hiver suivant peut-\u00eatre plus froid&#8230; La neige est bien transform\u00e9e, nous pourrions refaire une visite de courtoisie \u00e0 la Grande Entaille. Les objectifs ne sont plus tr\u00e8s int\u00e9ressants mais ce serait dommage de ne pas v\u00e9rifier cette tr\u00e9mie de petit cailloux qui descend plus vite que nous pouvons la remonter. Christophe est disponible. Allons-y !<\/p>\n<p>A six heures du matin, nous nous retrouvons sur le parking de Gap. Il s&rsquo;agit de ne pas attendre que la neige fonde et nous interdise l&rsquo;acc\u00e8s par des coul\u00e9es de neige de printemps. A sept heures sur les raquettes, nous remontons la combe de Corne en direction des baumes noires. La neige est plus dure que nous l&rsquo;avions imagin\u00e9. Tant mieux !<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" aligncenter size-full wp-image-2449\" src=\"http:\/\/wordpress.localhost\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/jpg_img_9126jpg_33413725583_o.jpg\" alt=\"img_9126jpg_33413725583_o.jpg\" align=\"center\" width=\"750\" height=\"338\" \/><\/p>\n<p>Dans la face nord de la montagne d&rsquo;Aurouze, une fois la pente trop forte, nous quittons les raquettes pour les crampons et le piolet. Christophe ouvre la marche. Son entra\u00eenement en ski de randonn\u00e9e fait la diff\u00e9rence avec mon activit\u00e9 s\u00e9dentaire de l&rsquo;hiver. Cependant, l&rsquo;entr\u00e9e est atteinte en moins de trois heures. Il y fait toujours aussi froid. Le courant d&rsquo;air glacial qui en sort nous contraint \u00e0 activer le changement de tenue et le pique-nique. La glace est bien pr\u00e9sente mais pas les deux glaciers fossiles que nous avions photographi\u00e9s les ann\u00e9es pr\u00e9c\u00e9dentes. R\u00e9chauffement climatique !<\/p>\n<p>En quelques minutes, nous atteignons le terminus \u00e0 revoir. En grimpant la tr\u00e9mie, celle-ci coule comme si elle avait \u00e9t\u00e9 liquide. Les petits cailloux dus \u00e0 la g\u00e9lifraction font comme un tapis roulant. Je passe le terminus en me glissant sur le dos tout en escaladant au plafond. Ainsi, la descente des blocs est limit\u00e9e, presque \u00e9vit\u00e9e. L&rsquo;exploration est de courte dur\u00e9e. Une petite salle de trois m\u00e8tres de diam\u00e8tre au-dessus s&rsquo;arr\u00eate sur une autre tr\u00e9mie, bien stabilis\u00e9e celle-ci. Inutile d&rsquo;engager un chantier qui a bien peu de chance d&rsquo;aboutir. Demi-tour d\u00e9pit\u00e9s, nous irons faire une s\u00e9ance photo plus en aval. J&rsquo;incite Christophe \u00e0 retourner dans la galerie blanche. Cette poudre qui recouvre les parois renvoie une belle lumi\u00e8re pour les photos. Au terminus de celle-ci, le courant d\u2019air se fait bien sentir mais d\u2019\u00e9normes blocs ferment le passage. Je me glisse \u00e0 mi-hauteur pour tenter \u00e0 nouveau ma chance. Je peux avancer de deux m\u00e8tres en grattant la terre collante au sol. Apr\u00e8s, un angle \u00e0 quatre-vingt-dix degr\u00e9s ne permet plus de passer. Je renonce. Christophe me demande si je suis all\u00e9 au-dessus des blocs pour voir. Oui, j\u2019y suis d\u00e9j\u00e0 all\u00e9 pour \u00eatre bloqu\u00e9 par un laminoir encombr\u00e9 de cailloux. Mais dans le doute, j\u2019escalade une nouvelle fois les quelques m\u00e8tres qui me s\u00e9parent du plafond. Le laminoir est toujours l\u00e0. Sur la gauche, cela semble un peu plus large, mais il me faut d\u00e9gager quelques cailloux qui me g\u00eanent. Je force sur les cotes pour passer sur l\u2019autre flanc. Ce n\u2019est pas tr\u00e8s confortable car le vide est l\u00e0, sous mes pieds, mais une faille permet d\u2019avancer un peu plus. Trois m\u00e8tres plus loin, vers le haut, le plafond semble laisser place \u00e0 du noir. Un grand vide\u00a0? J\u2019insiste, je joue des coudes pour pousser les derniers blocs qui m\u2019emp\u00eachent de voir. Oui\u00a0! \u00c7a passe\u2026<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" aligncenter size-full wp-image-2450\" src=\"http:\/\/wordpress.localhost\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/jpg_puits-4.jpg\" alt=\"puits-4.jpg\" align=\"center\" width=\"750\" height=\"1146\" \/><\/p>\n<p>J\u2019appelle Christophe pour qu\u2019il aille chercher un bout de corde afin d\u2019assurer la descente et l\u2019invite \u00e0 escalader pour me rejoindre. Je l\u2019attends assis au d\u00e9bouch\u00e9 du laminoir pour partager avec lui cette d\u00e9couverte. Il me rejoint vite pour faire un premier tour de la salle. De huit m\u00e8tres de diam\u00e8tre mais basse de plafond, l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 de la salle laisse appara\u00eetre deux d\u00e9parts\u00a0: une belle galerie \u00e0 gauche, une plus \u00e9troite \u00e0 droite. Nous prenons celle de droite et parcourons un sol chaotique pour arriver dans une large zone basse. A droite, c\u2019est un laminoir, \u00e0 gauche, un peu plus haut, il faut se glisser entre les blocs. Une autre petite salle nous conduit au pied d\u2019un grand puits remontant qui doit bien d\u00e9passer vingt m\u00e8tres de haut pour dix m\u00e8tres de diam\u00e8tre. Il est magnifique. Nous n\u2019avons pas fini de l\u2019admirer que la gageure de son escalade nous saute \u00e0 la figure. Il va falloir revenir avec le mat\u00e9riel d\u2019escalade pour une belle s\u00e9ance. Nous rebroussons chemin afin de remonter la seconde galerie aux dimensions tr\u00e8s confortables. L\u2019exploration sera de courte dur\u00e9e car la galerie laisse place \u00e0 une grande salle remontante enti\u00e8rement ferm\u00e9e par une gigantesque tr\u00e9mie de cailloutis. Celle-ci ressemble \u00e0 un coupe gorge et ne nous invite pas \u00e0 \u00eatre t\u00e9m\u00e9raire. Sur le c\u00f4t\u00e9 droit, nous rep\u00e9rons un passage bas qui nous conduit dans des boyaux anastomos\u00e9s sans suite apparente. Christophe rep\u00e8re un squelette de chauve-souris pas tr\u00e8s ancien alors que n\u2019en avons vu encore aucune vivante. Cependant, quelques traces de guano laisse imaginer une fr\u00e9quentation sporadique. Ceci explique peut-\u00eatre la pr\u00e9sence, sur les parois de la galerie, les exosquelettes de col\u00e9opt\u00e8res. Il faudra creuser la chose avec le regard de sp\u00e9cialistes. La journ\u00e9e nous appara\u00eet bien remplie. Nous arr\u00eatons l\u00e0 nos recherches en imaginant d\u00e9j\u00e0 les s\u00e9ances topographiques qui nous attentent. En rentrant, je me pr\u00eaterai au jeu du mod\u00e8le, de dos de pr\u00e9f\u00e9rence, afin de ramener quelques t\u00e9moignages de la beaut\u00e9 de cette cavit\u00e9 qui se m\u00e9rite. L\u2019acc\u00e8s difficile et dangereux fera que ce ne sera jamais une grande classique.<\/p>\n<p><strong>Participants : Christophe BOULANGEAT et Philippe BERTOCHIO<\/p>\n<p>Photographies : Christophe BOULANGEAT<\/strong><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" aligncenter size-full wp-image-2451\" src=\"http:\/\/wordpress.localhost\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/jpg_glace.jpg\" alt=\"glace.jpg\" align=\"center\" width=\"750\" height=\"493\" \/><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>mardi 12 avril 2017 C&rsquo;est l&rsquo;histoire d&rsquo;une cavit\u00e9 dont l&rsquo;exploration tra\u00eene. Ce n&rsquo;est pas un manque de motivation, bien au contraire. 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