{"id":1931,"date":"2015-09-01T22:30:08","date_gmt":"2015-09-01T20:30:08","guid":{"rendered":"http:\/\/wordpress.localhost\/2015\/09\/01\/camp-a-la-grotte-des-chamois-2015\/"},"modified":"2015-09-01T22:30:08","modified_gmt":"2015-09-01T20:30:08","slug":"camp-a-la-grotte-des-chamois-2015","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/speleoclub-gap.fr\/?p=1931","title":{"rendered":"Camp \u00e0 la grotte des Chamois 2015"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\">Participant club : Philippe BERTOCHIO<\/p>\n<p>Participants au camp : ACCORSI Donald, ARFIB Bruno, AUDRA Philippe, Bertrand Amandine, CAILHOL Didier, Caton Pascal, Druzhinina Irina, Druzhinin Nikita, FRISON Cathy, HAJNAL Agnes, KOPCHINSKIY Alexey, LEROY Jos\u00e9, MARTIN Patrick, MORA MONTEROS Jocelyn, NOBECOURT Jean-Claude, SAUSSE Olivier, STAEBLER Alain, WIELANDER Barbara, WYSS Brigitte, ZENTAY Peter.<\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<h2>Jeudi 13 ao\u00fbt 2015<\/h2>\n<p>D\u00e9part de la Saulce \u00e0 8h00 pour une arriv\u00e9e au col du F\u00e2 \u00e0 10h30 apr\u00e8s un arr\u00eat chez Eliane afin de r\u00e9cup\u00e9rer une partie du mat\u00e9riel collectif et tout particuli\u00e8rement la nourriture non p\u00e9rissable pour le camp\u00a0: essentiel\u00a0! Au col, je rejoins Donald arriv\u00e9 un peu plus t\u00f4t. Philippe Audra est d\u00e9j\u00e0 \u00e0 Aurent. Il m&rsquo;a pr\u00e9venu que les portages seraient plus compliqu\u00e9s cette ann\u00e9e. Le violent orage de dimanche dernier a emport\u00e9 une partie de la piste \u00e0 quelques dizaines de m\u00e8tres du parking. Les quads ne passent plus. Il faudra faire la cha\u00eene pour passer l&rsquo;effondrement et des navettes de quads avant et apr\u00e8s cet obstacle. Finalement, nous voyons sortir de la piste une petite pelle m\u00e9canique suivi de pr\u00e8s par Philippe qui arrive avec Lulu et Andr\u00e9 et leur quad. Nous sommes rassur\u00e9s de savoir que le mat\u00e9riel pourra \u00eatre achemin\u00e9 autrement qu&rsquo;\u00e0 dos d&rsquo;hommes. Nous gagnons un temps et une \u00e9nergie pr\u00e9cieuse. Il faut compter deux jours de portage suppl\u00e9mentaires sans l&rsquo;aide des quads. Lulu prend mon mat\u00e9riel de plong\u00e9e, huit charges. Andr\u00e9 fixe la nourriture et les sacs de Philippe et Donald. En route pour Aurent.<\/p>\n<figure id=\"attachment_1925\" aria-describedby=\"caption-attachment-1925\" style=\"width: 1011px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" aligncenter size-full wp-image-1925\" src=\"http:\/\/wordpress.localhost\/wp-content\/uploads\/2015\/09\/jpg_DSCN2681m.jpg\" alt=\"Poste strat\u00e9gique : Jos\u00e9 aux casseroles\" title=\"Poste strat\u00e9gique : Jos\u00e9 aux casseroles\" class=\"caption\" align=\"center\" width=\"1011\" height=\"750\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1925\" class=\"wp-caption-text\">Poste strat\u00e9gique : Jos\u00e9 aux casseroles<\/figcaption><\/figure>\n<p>A 12h, tous sont en bas pour l&rsquo;ap\u00e9ro o\u00f9 nous rejoignons Irina, son fils, Peter et Agn\u00e8s. Sidonie, Alain et Alexey sont d\u00e9j\u00e0 en d\u00e9sob \u00e0 la grotte du Chastel. A 13h, nous faisons un premier portage jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;entr\u00e9e des Fantasmes. Les sacs sont lourds mais la journ\u00e9e est belles et nous n&rsquo;avons que cela \u00e0 faire. D\u00e8s la premi\u00e8re journ\u00e9e, six sacs de plong\u00e9e seront d\u00e9j\u00e0 \u00e0 l&rsquo;entr\u00e9e. En revanche, l&rsquo;eau du Coulomb est encore tr\u00e8s charg\u00e9e suite \u00e0 la crue du dimanche pr\u00e9c\u00e9dent. Et comme la m\u00e9t\u00e9o n&rsquo;est pas tr\u00e8s favorable en d\u00e9but de semaine, il faudra programmer la plong\u00e9e le plus t\u00f4t possible.<\/p>\n<h2>Vendredi 14 ao\u00fbt<\/h2>\n<p>Je pars avec le dernier kit plong\u00e9e, le recycleur Megalodon. C&rsquo;est la plus grosse charge et la plus pr\u00e9cieuse. Philippe le soul\u00e8ve et le trouve vraiment lourd. Pourtant, au jug\u00e9, il doit faire dans les douze kilogrammes. Donald nous sort un peson \u00e9lectronique du chapeau et nous le tend pour v\u00e9rification\u00a0: 21 kilogrammes. Oups, j&rsquo;avais les bons chiffres mais dans le d\u00e9sordre. Je comprends mieux pourquoi j&rsquo;ai mal au dos apr\u00e8s avoir pass\u00e9 le boyau des Fantasmes avec le kit \u00e0 bout de bras pour limiter les chocs\u00a0! Sidonie et Bruno m&rsquo;accompagnent car nous irons ensuite poursuivre la d\u00e9sobstruction de la grotte du Chastel. Il s&rsquo;agit d&rsquo;un conduit modeste presque totalement colmat\u00e9 par de la terre et des galets. Mais le courant d&rsquo;air ne ressemble en rien \u00e0 un fonctionnement souterrain. Apr\u00e8s une journ\u00e9e de bacs \u00e0 charger et vider, nous aurons avanc\u00e9 de deux m\u00e8tres avec un bon espace de travail. Cependant, je ne donne pas grand espoir \u00e0 ce chantier. Pourtant, quelques m\u00e8tres plus haut, un grand porche para\u00eet bien plus int\u00e9ressant mais sans courant d&rsquo;air&#8230;<\/p>\n<p>De leur c\u00f4t\u00e9, Peter et Agn\u00e8s, toujours tr\u00e8s motiv\u00e9s, vont amener cinq kits de mat\u00e9riel plong\u00e9e jusqu&rsquo;\u00e0 la rivi\u00e8re. Ils franchiront donc quatre fois le boyau des Fantasmes. Leur abn\u00e9gation m\u00e9rite une m\u00e9daille\u00a0!<\/p>\n<figure id=\"attachment_1926\" aria-describedby=\"caption-attachment-1926\" style=\"width: 563px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" aligncenter size-full wp-image-1926\" src=\"http:\/\/wordpress.localhost\/wp-content\/uploads\/2015\/09\/jpg_DSCN2685m.jpg\" alt=\"Un acc\u00e8s toujours a\u00e9rien...\" title=\"Un acc\u00e8s toujours a\u00e9rien...\" class=\"caption\" align=\"center\" width=\"563\" height=\"750\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1926\" class=\"wp-caption-text\">Un acc\u00e8s toujours a\u00e9rien&#8230;<\/figcaption><\/figure>\n<h2>Samedi 15 ao\u00fbt<\/h2>\n<p>L&rsquo;eau n&rsquo;est pas encore tr\u00e8s claire, m\u00eame si la turbidit\u00e9 a bien diminu\u00e9. Mais dans l&rsquo;eau, la visibilit\u00e9 est toujours bien plus m\u00e9diocre que ce que l&rsquo;on en voit de l&rsquo;ext\u00e9rieur. Pourtant, il nous faut programmer la plong\u00e9e car la pluie est annonc\u00e9e le dimanche. Je donnerai la priorit\u00e9 \u00e0 la topographie, la recherche du courant et ensuite seulement la recherche d&rsquo;un passage dans la chemin\u00e9e argileuse de la tr\u00e9mie terminale.<\/p>\n<p>Devant l&rsquo;entr\u00e9e des Fantasmes, nous sommes six pour huit charges\u00a0: Philippe A. Bruno, Alain, Didier, Brigitte et moi. Peter et Agn\u00e8s nous rejoindront plus tard pour le portage retour. Nous allons devoir faire des rotations pour amener le tout au siphon. Dans le boyau, il n&rsquo;y que deux sacs \u00e0 descendre, les autres sont d\u00e9j\u00e0 \u00e0 la rivi\u00e8re, merci Agn\u00e8s et Peter. Nous r\u00e9cup\u00e9rons les chambres \u00e0 air pour en faire des bou\u00e9es car les sacs ne flottent pas tous, bien au contraire. Trois sont largement de flottabilit\u00e9 n\u00e9gative et entra\u00eeneraient rapidement un bon nageur au fond de l&rsquo;eau. Brigitte s&rsquo;\u00e9quipe avec une petite combinaison n\u00e9opr\u00e8ne mono-pi\u00e8ce de 3mm. Je lui fais remarquer que ce n&rsquo;est pas suffisant pour une eau \u00e0 six degr\u00e9s surtout que la partie amont est tr\u00e8s aquatique. Nous nageons plus souvent que nous ne marchons. Elle me r\u00e9pond avec son charmant petit accent autrichien qu&rsquo;elle ne craint pas beaucoup le froid. Mais discr\u00e8tement, elle part faire un essai dans le premier lac. Il ne lui faut pas cinq minutes pour revenir nous dire qu&rsquo;elle ne pourra pas aller plus loin. L&rsquo;eau est trop froide. Nous ne sommes plus que cinq !<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" aligncenter size-full wp-image-1927\" src=\"http:\/\/wordpress.localhost\/wp-content\/uploads\/2015\/09\/jpg_P1011037m.jpg\" alt=\"P1011037m.jpg\" align=\"center\" width=\"750\" height=\"563\" \/><\/p>\n<p>Je m&rsquo;\u00e9quipe des sous-v\u00eatements et de la combinaison \u00e9tanche afin de vider un sac. Il n&rsquo;y a plus que sept charges. Je prends le Megalodon sur le dos et prends un rythme tr\u00e8s calme pour ne pas transpirer dans la combinaison avant la plong\u00e9e. Ce serait le froid assur\u00e9 durant la d\u00e9compression. Pendant ce temps, mes quatre coll\u00e8gues chargent les bou\u00e9es et les attachent les unes aux autres pour r\u00e9aliser un train flottant. Sur les obstacles, ils font la cha\u00eene. Cette technique est si efficace que le mat\u00e9riel sera \u00e0 bon port en m\u00eame temps que moi. Alain et Philippe, qui ont eu une grosse journ\u00e9e la veille, nous quittent pour aller faire la sieste \u00e0 Aurent. Il me reste ensuite \u00e0 remonter et pr\u00e9parer le mat\u00e9riel une fois sorti des sacs et protections. Avant de me mettre \u00e0 l&rsquo;eau, Agn\u00e8s et Peter arrivent en renfort. Cela fait plaisir et me rassure sur la suite des \u00e9v\u00e9nements. Une fois dans l&rsquo;eau, Bruno me fait passer un sac de cailloux afin de m&rsquo;\u00e9quilibrer. Je le fixe en travers des fesses pour remplacer la ceinture de plomb qu&rsquo;il n&rsquo;est pas pratique de tra\u00eener jusqu&rsquo;ici. Il g\u00eane un peu le palmage mais c&rsquo;est plus confortable que d&rsquo;\u00eatre coll\u00e9 au plafond toute la plong\u00e9e. Avant de partir, je mets les gants. Impossible ! On dirait qu&rsquo;ils ont r\u00e9tr\u00e9ci. Je dois me rendre \u00e0 l&rsquo;\u00e9vidence que ce ne sont pas les gants qui ont r\u00e9tr\u00e9ci mais mes doigts qui ont gonfl\u00e9 sous l&rsquo;effet du froid. Pr\u00e9voyant, Didier me fait passer une seconde paire, celle pour les paliers. Du XL en cinq millim\u00e8tres. Avec quelques efforts, je r\u00e9ussis \u00e0 les mettre mais je perds toutes sensations. Un test d&rsquo;\u00e9criture pour v\u00e9rifier si je vais pouvoir noter le relev\u00e9 topographique. Positif. Je peux partir, mais un peu handicap\u00e9 dans toute pr\u00e9hension. Pour commencer la topographie, je rejoins la petite cloche au bout de la vasque du siphon. Le courant est tr\u00e8s net. J&rsquo;ai vraiment l&rsquo;impression de ne pas avancer. Il me faut pourtant limiter les efforts afin d&rsquo;\u00e9viter l&rsquo;essoufflement, peu compatible avec la respiration sur recycleur, m\u00eame avec un Megalodon. Jusqu&rsquo;\u00e0 moins vingt m\u00e8tres, il me faudra lutter contre le courant. Ensuite, les dimensions font qu&rsquo;il devient moins sensible. La visibilit\u00e9 est tr\u00e8s m\u00e9diocre, au mieux cinquante centim\u00e8tres. Dans ces conditions, le relev\u00e9 topographique n&rsquo;est pas tr\u00e8s facile ni tr\u00e8s pr\u00e9cis. Je vise avec mon compas un azimut flou. Vis\u00e9e apr\u00e8s vis\u00e9e, je progresse sur mon fil des ann\u00e9es pr\u00e9c\u00e9dentes. Malgr\u00e9 des crues remarquables, il n&rsquo;a pas souffert. Sur les dalles du fond, au milieu d&rsquo;un brouillard de particules, les aselles sont nombreuses \u00e0 l&rsquo;aff\u00fbt de nourriture apport\u00e9e par cette eau charg\u00e9e. Selon les portions de galerie, il y en a jusqu&rsquo;\u00e0 dix \u00e0 vingt au m\u00e8tre carr\u00e9. Quelle foule\u00a0!<\/p>\n<figure id=\"attachment_1928\" aria-describedby=\"caption-attachment-1928\" style=\"width: 750px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" aligncenter size-full wp-image-1928\" src=\"http:\/\/wordpress.localhost\/wp-content\/uploads\/2015\/09\/jpg_P1011153m.jpg\" alt=\"D\u00e9part en plong\u00e9e (photo : JY Bigot 2014)\" title=\"D\u00e9part en plong\u00e9e (photo : JY Bigot 2014)\" class=\"caption\" align=\"center\" width=\"750\" height=\"320\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1928\" class=\"wp-caption-text\">D\u00e9part en plong\u00e9e (photo : JY Bigot 2014)<\/figcaption><\/figure>\n<p>J&rsquo;atteins enfin la remont\u00e9e apr\u00e8s d\u00e9j\u00e0 quarante minutes de plong\u00e9e. Dans le pied de la tr\u00e9mie, je sors ma poire de colorant que je presse entre les blocs \u00e0 la recherche d&rsquo;un hypoth\u00e9tique courant. La technique semble bonne mais pas l&rsquo;outil, et encore moins les conditions du moment. Le colorant se fige puis semble dispara\u00eetre dans le brouillard de particules. A -45 m\u00e8tres, j&rsquo;ai du mal \u00e0 savoir o\u00f9 je me dirige. Apr\u00e8s une vis\u00e9e virtuelle vers mon terminus, je suis le fil et cherche \u00e0 me rep\u00e9rer. Je ne sais par quel myst\u00e8re la visibilit\u00e9 d\u00e9cro\u00eet avec la remont\u00e9e. Rien de logique\u00a0! Est-ce qu&rsquo;inconsciemment, l&rsquo;appel du demi-tour me fait prendre conscience des conditions m\u00e9diocres\u00a0? Je fais une pose pour la topographie et remonte \u00e0 -35 m\u00e8tres pour faire le point. Je suis toujours le fil. Je vois encore ma main sur le fil puis le brouillard tout autour. Il est totalement illusoire de rechercher le courant dans les blocs avec ces conditions. Le relev\u00e9 topographique ne sera pas mieux. Je ne parle m\u00eame pas de chercher une suite dans la zone argileuse, si je la retrouve. Dans la minute, ma d\u00e9cision est prise. Le demi-tour s&rsquo;impose. Le courant me pousse et raccourcit les distances. Sur le retour, je v\u00e9rifie que les mesures soient coh\u00e9rentes sur les \u00e9tiquettes du fil avant de rejoindre la zone de d\u00e9compression. Je commence \u00e0 -27 m\u00e8tres. Cela va \u00eatre long et&#8230; froid. \u00c0 la sortie, les porteurs sont l\u00e0 avec des nouilles chinoises bien chaudes. Quel plaisir\u00a0! Impossible de garder les p\u00e2tes sur la cuill\u00e8re tant je tremble. J&rsquo;y vais directement avec les doigts. De toutes mani\u00e8res, je ne risque pas de me br\u00fbler, je ne sens plus mes doigts depuis longtemps. Avec mes assistants, je me d\u00e9s\u00e9quipe et remballe le mat\u00e9riel dans les sacs ad-oc. En trente minutes, tout est pr\u00eat. Comme \u00e0 l&rsquo;aller, je pars devant avec le Megalodon sur le dos, \u00e0 un rythme de s\u00e9nateur. Et mes coll\u00e8gues font la cha\u00eene flottante avec les six autres sacs. Un beau travail d&rsquo;\u00e9quipe. Au terminus de la rivi\u00e8re, tous les sacs sont mont\u00e9s au d\u00e9part du boyau des Fantasmes. Les suivants pourront, selon leur forme, en prendre un pour le redescendre \u00e0 Aurent. En deux jours, ce sera chose faite. Quelle chance d&rsquo;avoir des \u00e9quipiers de cette qualit\u00e9\u00a0!<\/p>\n<h2>Dimanche 16 ao\u00fbt<\/h2>\n<p>Grasse matin\u00e9e, petit-d\u00e9jeuner, nettoyage, d\u00e9jeuner, sieste, nettoyage, d\u00eener, dodo. Pendant ce temps, mes sacs plong\u00e9es redescendent, un \u00e0 un, de la grotte\u2026<\/p>\n<figure id=\"attachment_1929\" aria-describedby=\"caption-attachment-1929\" style=\"width: 750px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" aligncenter size-full wp-image-1929\" src=\"http:\/\/wordpress.localhost\/wp-content\/uploads\/2015\/09\/jpg_IMG_4492m.jpg\" alt=\"L'acc\u00e8s aux Fantasmes : il ne faut pas craindre le vertige... (photo : B. WIELANDER)\" title=\"L'acc\u00e8s aux Fantasmes : il ne faut pas craindre le vertige... (photo : B. WIELANDER)\" class=\"caption\" align=\"center\" width=\"750\" height=\"563\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1929\" class=\"wp-caption-text\">L&rsquo;acc\u00e8s aux Fantasmes : il ne faut pas craindre le vertige&#8230; (photo : B. WIELANDER)<\/figcaption><\/figure>\n<h2>Lundi 17 ao\u00fbt<\/h2>\n<p>La r\u00e9cup\u00e9ration est bonne. J&rsquo;ai envie d&rsquo;en d\u00e9coudre avec les grottes du Chastel. La petite grotte du bas, avec son courant d&rsquo;air intermittent ne m&rsquo;inspire gu\u00e8re. En revanche, la grosse entr\u00e9e quelques m\u00e8tres plus haut est tr\u00e8s attirante. Il s&rsquo;agit de la grotte des deux mouflons, nom relatif aux deux cr\u00e2nes qui tr\u00f4nent non loin du porche. Les traces d&rsquo;occupations animales sont nombreuses, certainement renards et blaireaux au regard des os qui apparaissent devant des entr\u00e9es de terrier. Le sol est terreux avec des blocs tomb\u00e9s du plafond. Depuis l&rsquo;entr\u00e9e, le plafond ne cesse de descendre alors que le sol reste presque horizontal. Dix m\u00e8tres plus loin, la logique fait que sol et plafond se rejoignent de mani\u00e8re \u00e9tanche. Aucun courant d&rsquo;air ne filtre. Trois petites stalactites tombent du plafond et se perdent dans le remplissage terreux. C&rsquo;est \u00e0 gauche que je commence un sondage du sol pour \u00e9valuer les efforts n\u00e9cessaires \u00e0 une d\u00e9sobstruction. Les cinq centim\u00e8tres de terre souple et s\u00e8che laissent la place \u00e0 vingt ou vingt-cinq centim\u00e8tres de terre noire compacte. Elle se retire facilement en mottes cubiques. Dessous, un petit plancher de calcite, d&rsquo;un ou deux centim\u00e8tres, avant un gros remplissage d&rsquo;argile grise compacte et relativement s\u00e8che. Ensuite, les choses se g\u00e2tent car l&rsquo;argile devient collante et sablonneuse \u00e0 souhait. Ce sondage suffit \u00e0 me donner du courage pour la suite. Nous craignions de tomber sur un remplissage de dalles effondr\u00e9es du plafond. Il n&rsquo;en est rien, au contraire, preuve est faite qu&rsquo;une rivi\u00e8re est pass\u00e9e par l\u00e0. Pendant plus de deux heures, je vais gratter (comme un blaireau aux dires de certaines) et sortir des bacs de s\u00e9diments. La progression sera faible mais le chantier est en place. De retour \u00e0 Aurent, j&rsquo;apprends que Karine m&rsquo;a remont\u00e9 cinq sacs de plong\u00e9e. Il n&rsquo;en reste plus que trois et le reste. Au repas, Didier et Sidonie nous annoncent leur d\u00e9part le lendemain. Pour moi, ce sera lorsque j&rsquo;aurai trouv\u00e9 une bonne \u00e2me pour remonter tout le mat\u00e9riel avec un quad et sa remorque.<\/p>\n<figure id=\"attachment_1930\" aria-describedby=\"caption-attachment-1930\" style=\"width: 750px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" aligncenter size-full wp-image-1930\" src=\"http:\/\/wordpress.localhost\/wp-content\/uploads\/2015\/09\/jpg_DSCN2693m.jpg\" alt=\"Le fond actuel de la grotte des deux Mouflons.\" title=\"Le fond actuel de la grotte des deux Mouflons.\" class=\"caption\" align=\"center\" width=\"750\" height=\"562\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1930\" class=\"wp-caption-text\">Le fond actuel de la grotte des deux Mouflons.<\/figcaption><\/figure>\n<h2>Mardi 18 ao\u00fbt<\/h2>\n<p>La matin\u00e9e passe rapidement en nettoyage et conditionnement des derniers sacs redescendus. Apr\u00e8s le repas, je me pr\u00e9pare pour faire un premier portage avec Didier et Sidonie qui remontent. Didier a aussi deux voyage \u00e0 faire. Sidonie n&rsquo;en a qu&rsquo;un et d\u00e9cide de m&rsquo;aider \u00e0 monter du mat\u00e9riel. Nous traversons le village pour prendre le chemin. Devant leur maison, Andr\u00e9 et sa femme font la sieste dans leur chaise longue. En voyant nos charges de mulet, Andr\u00e9 saute sur son quad et attelle la remorque. Un quart d&rsquo;heure apr\u00e8s, sa remorque sera pleine \u00e0 raz bord, pr\u00eate pour la remont\u00e9. Sidonie profite du taxi pendant que les deux gar\u00e7ons courent derri\u00e8re.<\/p>\n<p>Finalement, le camp se terminera pour moi plus vite que pr\u00e9vu. Merci encore une fois \u00e0 Andr\u00e9 et Lulu pour leur quad et leur gentillesse. Nous faisons une petite halte traditionnelle \u00e0 Entrevaux pour d\u00e9guster une glace avant que chacun retourne dans sa r\u00e9gion. <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Participant club : Philippe BERTOCHIO Participants au camp : ACCORSI Donald, ARFIB Bruno, AUDRA Philippe, Bertrand Amandine, CAILHOL Didier, Caton Pascal, Druzhinina Irina, Druzhinin Nikita, FRISON Cathy, HAJNAL Agnes, KOPCHINSKIY [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":1924,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-1931","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-sorties-realisees"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/speleoclub-gap.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1931","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/speleoclub-gap.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/speleoclub-gap.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/speleoclub-gap.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/speleoclub-gap.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=1931"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/speleoclub-gap.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1931\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/speleoclub-gap.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=1931"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/speleoclub-gap.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=1931"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/speleoclub-gap.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=1931"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}