{"id":1473,"date":"2014-09-02T22:36:45","date_gmt":"2014-09-02T20:36:45","guid":{"rendered":"http:\/\/wordpress.localhost\/2014\/09\/02\/camp-chamois-2014\/"},"modified":"2014-09-02T22:36:45","modified_gmt":"2014-09-02T20:36:45","slug":"camp-chamois-2014","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/speleoclub-gap.fr\/?p=1473","title":{"rendered":"Camp Chamois 2014"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\">Participants<\/p>\n<p>SCA-Gap : Philippe BERTOCHIO<\/p>\n<p>CRESPE : Philippe AUDRA, Jean-Yves BIGOT, Philippe MAUZET et Jean-Claude NOBECOURT<\/p>\n<p>Li Darboun : Johan JOUVE <\/p>\n<p>Les Ragaies : Lucie DAL SOGLIO<\/p>\n<p>Club Martel : Cathy FRISON<\/p>\n<p>Lei Garri Greu : Bruno ARFIB<\/p>\n<p>GSBM : Olivier et Ma\u00ebl SAUSSE<\/p>\n<p>LCNM : Donald ACCORSI<\/p>\n<p>Individuels : Jos\u00e9 LEROY, Alain STAEBLER<\/p>\n<p>GORS : Pascal CATON<\/p>\n<p>Hongrie : Agnes HAJNAL et Peter ZENTAY, Gabi KOLTAI<\/p>\n<p>Autriche\/Russie : Irina DRUZHININA, Nikita et Alexey KOPCHINSKIJ<\/p>\n<p>Mac\u00e9doine : Majan TEMOVSKI<\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<h2>Mercredi 6 ao\u00fbt 2014<\/h2>\n<p>D\u00e9placement jusqu&rsquo;\u00e0 Castelet-les-Sausses. Arriv\u00e9e \u00e0 10h00 au col du Fa o\u00f9 Jean-Yves et Marjan sont d\u00e9j\u00e0 en attente pour le portage. Le quad de Guy arrive peu apr\u00e8s pour le chargement et la descente \u00e0 Aurent des douze sacs de mat\u00e9riel. Au village, Philippe AUDRA est d\u00e9j\u00e0 au refuge. Casse-cro\u00fbte et portage jusqu&rsquo;aux Fantasmes, la nouvelle entr\u00e9e, du mat\u00e9riel sp\u00e9l\u00e9o et des premiers kits de mat\u00e9riel plong\u00e9e avec Philippe A., Marjan et Jean-Yves.<\/p>\n<p>Le soir au refuge, il y a du monde. Quatre jeunes sont en bas, quatre sont en haut, avec les six que nous sommes d\u00e9j\u00e0, cela fait une belle troupe.<\/p>\n<h2>Jeudi 7 ao\u00fbt<\/h2>\n<p>A nouveau un portage du mat\u00e9riel plong\u00e9e avec Alexey (Alex) et Jean-Yves. Pendant ce temps, Philippe A., Marjan, Gabi et Mohammed montent aux lacs Lignin pour r\u00e9aliser le tra\u00e7age d&rsquo;une perte. Le soir, Agnes et Peter arrivent au refuge.<\/p>\n<figure id=\"attachment_1462\" aria-describedby=\"caption-attachment-1462\" style=\"width: 750px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" aligncenter size-full wp-image-1462\" src=\"http:\/\/wordpress.localhost\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/jpg_DSCN2012m.jpg\" alt=\"Alex et Jean-Yves au portage\" title=\"Alex et Jean-Yves au portage\" class=\"caption\" align=\"center\" width=\"750\" height=\"584\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1462\" class=\"wp-caption-text\">Alex et Jean-Yves au portage<\/figcaption><\/figure>\n<h2>Vendredi 8 ao\u00fbt<\/h2>\n<p>Jour de la plong\u00e9e&#8230;<\/p>\n<p>Avec la nouvelle entr\u00e9e, si la marche d&rsquo;approche est plus longue, l&rsquo;acc\u00e8s au siphon, m\u00eame technique, devient beaucoup plus court. Aussi, nous profitons de la fra\u00eecheur matinale pour faire durer le petit d\u00e9jeuner. Tous les sp\u00e9l\u00e9os pr\u00e9sents sont r\u00e9quisitionn\u00e9s pour la cause, mais Cathy, Marjan et Alex s&rsquo;arr\u00eateront \u00e0 la rivi\u00e8re faute de combinaison n\u00e9opr\u00e8ne.<\/p>\n<p>A 9h30, toute l&rsquo;\u00e9quipe d\u00e9colle du camp pour l&rsquo;entr\u00e9e des Fantasmes. Mais avant, il y a 1h30 de marche avec les charges car tout n&rsquo;a pas pu \u00eatre mont\u00e9 les jours pr\u00e9c\u00e9dents. Les premiers sont \u00e0 l&rsquo;entr\u00e9e \u00e0 11h, les derniers \u00e0 midi apr\u00e8s avoir fait quelques d\u00e9tours.<\/p>\n<p>Rapidement \u00e0 la rivi\u00e8re, en bas de la galerie des Pingouins, nous faisons le compte : sept sacs, six sp\u00e9l\u00e9os : Gabi, Jean-Yves, Agnes, Peter, Philippe A. et moi. Difficile de g\u00e9rer deux sacs dans cette partie tr\u00e8s aquatique de la rivi\u00e8re avec un courant notable et des sacs trop lourds pour flotter. Je vide un sac en m&rsquo;\u00e9quipant avec les sous-combinaisons et la combinaison \u00e9tanche. Plus que six sacs. Mais il faudra aller doucement pour ne pas trop transpirer et ne pas prendre le risque de percer un bottillon. Pendant ce temps, Cathy et Philippe A. gonflent les chambres \u00e0 air pour le transport des sacs trop lourds. Cela permet aussi de ne pas trop immerger le haut du corps et perdre des calories inutilement.<\/p>\n<figure id=\"attachment_1463\" aria-describedby=\"caption-attachment-1463\" style=\"width: 750px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" aligncenter size-full wp-image-1463\" src=\"http:\/\/wordpress.localhost\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/jpg_P1011020m.jpg\" alt=\"Je me pr\u00e9pare ou je souris au photographe ? (photo : J.-Y. Bigot)\" title=\"Je me pr\u00e9pare ou je souris au photographe ? (photo : J.-Y. Bigot)\" class=\"caption\" align=\"center\" width=\"750\" height=\"563\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1463\" class=\"wp-caption-text\">Je me pr\u00e9pare ou je souris au photographe ? (photo : J.-Y. Bigot)<\/figcaption><\/figure>\n<p>Le d\u00e9bit de la rivi\u00e8re est de 700 L\/s. Il me para\u00eet plus fort que l&rsquo;ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente. Avec les charges, nous devons souquer ferme sur les mains courantes pour lutter contre le courant. Le plus difficile reste les zones de rapides car les charges sur le dos, il nous faut r\u00e9sister au courant et au d\u00e9s\u00e9quilibre. Cependant, nous arrivons tous devant ce beau siphon. Le fil d&rsquo;Ariane de 2012 est toujours l\u00e0. Je me mets imm\u00e9diatement \u00e0 la pr\u00e9paration du mat\u00e9riel, dans le cr\u00e9pitement des flashs \u00e0 Jean-Yves, bien d\u00e9cid\u00e9 \u00e0 immortaliser l&rsquo;instant. De son c\u00f4t\u00e9, Agnes tente de concurrencer Jean-Yves en r\u00e9alisant aussi quelques clich\u00e9s. Peter, lui, tourne avec un montage personnel de deux Gopro pour des rushs 3D. Mais comme il m&rsquo;en faut plus pour me d\u00e9concentrer, je continue le montage de mes deux recycleurs. Je mets le Megalodon sur le dos mais \u00e0 l&rsquo;ouverture du diluant, une grosse fuite se fait entendre. Finalement, la derni\u00e8re demande de Jean-Yves pour un sourire m&rsquo;a fait oublier de visser le d\u00e9tendeur jusqu&rsquo;au bout. Pas de mal, le d\u00e9tendeur bien en place, je peux reprendre l&rsquo;\u00e9quipement. Avec le Megalodon op\u00e9rationnel, je peux me mettre \u00e0 l&rsquo;eau pour monter le Joki en lat\u00e9ral, sur ma gauche avec son diluant, \u00e0 droite l&rsquo;oxyg\u00e8ne. Afin d&rsquo;\u00e9viter les risques d&rsquo;erreurs, je pr\u00e9f\u00e8re avoir les deux bouteilles d&rsquo;oxyg\u00e8ne du m\u00eame c\u00f4t\u00e9.<\/p>\n<p>Me voici par\u00e9, je pars. Un petit coucou \u00e0 mes amis terrestres et le casque dispara\u00eet sous l&rsquo;eau. Elle est froide et me saisit les mains ; une erreur sur le choix des gants. Je sens que je vais le regretter&#8230; Un coup d&rsquo;\u0153il au Liquivision pour voir l&rsquo;\u00e9vidence : 5\u00b0C. La pr\u00e9cision n&rsquo;est pas absolue, mais \u00e0 un degr\u00e9 pr\u00e8s, c&rsquo;est tr\u00e8s froid ! <\/p>\n<figure id=\"attachment_1464\" aria-describedby=\"caption-attachment-1464\" style=\"width: 750px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" aligncenter size-full wp-image-1464\" src=\"http:\/\/wordpress.localhost\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/jpg_P1011098m.jpg\" alt=\"Que de c\u00e2bles ! (photo : J.-Y. Bigot)\" title=\"Que de c\u00e2bles ! (photo : J.-Y. Bigot)\" class=\"caption\" align=\"center\" width=\"750\" height=\"563\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1464\" class=\"wp-caption-text\">Que de c\u00e2bles ! (photo : J.-Y. Bigot)<\/figcaption><\/figure>\n<p>Je d\u00e9marre \u00e0 peine la Gopro pour donner \u00e0 mes coll\u00e8gues une id\u00e9e de l&rsquo;ambiance v\u00e9cue dans ce siphon que j&rsquo;aper\u00e7ois, sur les s\u00e9diments fins, un \u00e9l\u00e9ment blanc d&rsquo;un centim\u00e8tre bien caract\u00e9ristique : un ver planaire. Quarante centim\u00e8tres plus loin, un second ver fouille la surface de ce sable \u00e0 la recherche de nourriture. Encore un m\u00e8tre, le sable laisse place \u00e0 une belle dalle d\u00e9coll\u00e9e du plafond o\u00f9 tr\u00f4ne mon amie l&rsquo;As\u00e8le. C&rsquo;est une belle femelle, tr\u00e8s reconnaissable \u00e0 sa taille et \u00e0 sa t\u00e9m\u00e9rit\u00e9. Depuis ma premi\u00e8re plong\u00e9e en 2011 dans les siphons de la grotte des Chamois, ce petit crustac\u00e9 troglobie curieux m&rsquo;accompagne, surtout la gente f\u00e9minine, deux fois plus grosse que le m\u00e2le. Le froid m&rsquo;engourdissant de plus en plus les doigts, je commence \u00e0 avoir des difficult\u00e9s \u00e0 manipuler les commandes de la cam\u00e9ra. Un petit panoramique dans la galerie tout en descendant jusqu&rsquo;\u00e0 -24 m\u00e8tres et je pose la cam\u00e9ra sur le fil pour reprendre l&rsquo;objectif principal, l&rsquo;exploration.<\/p>\n<p>Je me laisse glisser dans la pente naturelle de la galerie tout en suivant le fil, accroch\u00e9 r\u00e9guli\u00e8rement sur des \u00e9perons de dalles relev\u00e9es. Je m&rsquo;imagine d\u00e9j\u00e0 sur le terminus de 2012 quand la r\u00e9alit\u00e9 me rappelle \u00e0 son bon souvenir. \u00c0 -40 m\u00e8tres, le fil est cass\u00e9 et entortill\u00e9 autour des blocs. Je passe quelques minutes \u00e0 le d\u00e9crocher afin de le retendre puis d&rsquo;en trouver le bout. Je fixe le fil de mon touret et pars \u00e0 la recherche de l&rsquo;autre extr\u00e9mit\u00e9. Peine perdue, dix m\u00e8tres plus loin, l\u00e0 aussi, le fil est entortill\u00e9. \u00c0 presque -50 m\u00e8tres, je n&rsquo;ai pas l&rsquo;intention de m&rsquo;\u00e9terniser, aussi, je pars raccorder au premier amarrage. Un peu de tricotage et je range les armes pour franchir rapidement le point bas \u00e0 &#8211; 55 m\u00e8tres qui s&rsquo;\u00e9tire sur une cinquantaine de m\u00e8tres. La remont\u00e9e est plut\u00f4t rapide avec \u00e0 &#8211; 40 m\u00e8tres un bon virage \u00e0 gauche. Alors que depuis le d\u00e9part, je suis une direction proche de S-N, la galerie prend un axe SO-NE. Le plafond s&rsquo;\u00e9l\u00e8ve nettement et le sol n&rsquo;est plus qu&rsquo;une grosse tr\u00e9mie bien peu accueillante. -30 m\u00e8tres, le fond de la galerie se resserre comme pour marquer un surcreusement. La tr\u00e9mie a disparu et le plafond forme un tube r\u00e9gulier. Deux ressauts remontants et la tr\u00e9mie reprend ses droits, toujours plus instable. Le plafond semble toujours monter plus haut et plus large. Je profite d&rsquo;une visibilit\u00e9 tr\u00e8s correcte pour scruter les parois. Le conduit m&rsquo;appara\u00eet toujours bien r\u00e9gulier. Plus je monte et plus c&rsquo;est large. A douze m\u00e8tres, alors que je finis mon palier, le fil part sur la droite vers cette chemin\u00e9e argileuse que j&rsquo;avais tent\u00e9e en vain en 2012. Je pose un fil pour faire le tour par la gauche. Le palier de neuf m\u00e8tres m&rsquo;autorise \u00e0 suivre la galerie entre tr\u00e9mie et plafond pour me ramener inexorablement \u00e0 droite, dans la chemin\u00e9e. Je peux passer \u00e0 six m\u00e8tres lorsque je suis \u00e0 nouveau sous cette cloche, mais mon \u00e9quilibre n&rsquo;est pas bon. Je suis beaucoup trop l\u00e9ger. Les \u00e9paisseurs enfil\u00e9es sous la combinaison pour lutter contre le froid me font flotter comme un bouchon. Je purge : combinaison, Joki, stab&#8230; Rien n&rsquo;y fait. Je reste un peu trop l\u00e9ger.<\/p>\n<figure id=\"attachment_1465\" aria-describedby=\"caption-attachment-1465\" style=\"width: 750px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" aligncenter size-full wp-image-1465\" src=\"http:\/\/wordpress.localhost\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/jpg_P1011143m.jpg\" alt=\"Dernier check avant de partir (photo : J.-Y. Bigot)\" title=\"Dernier check avant de partir (photo : J.-Y. Bigot)\" class=\"caption\" align=\"center\" width=\"750\" height=\"563\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1465\" class=\"wp-caption-text\">Dernier check avant de partir (photo : J.-Y. Bigot)<\/figcaption><\/figure>\n<p>L&rsquo;avant dernier amarrage de mon fil, placer \u00e0 -8 m\u00e8tres sur une grosse \u00e9caille de paroi, me sert \u00e0 m&rsquo;accrocher pour compenser la force d&rsquo;Archim\u00e8de. Mes sens sont en \u00e9veil. Il y a quelque chose qui cloche. J&rsquo;ai compris ! L&rsquo;\u00e9caille \u00e0 laquelle je me tiens est en train de se d\u00e9crocher. Son basculement, d&rsquo;abord tr\u00e8s lent, presque insensible, devient rapide. Elle plonge vers le fond entra\u00eenant argile et mon fil. Je plonge par automatisme pour faire sauter l&rsquo;\u00e9lastique et \u00e9viter de voir mon fil arrach\u00e9 par le bloc qui doit fr\u00f4ler le quintal. Je me retrouve \u00e0 une dizaine de m\u00e8tres avec des boucles du fil dans la main et une touille presque totale. La pression monte et je fais rapidement le bilan : touille compl\u00e8te sur la seule zone int\u00e9ressante \u00e0 ce jour, beaucoup de mou dans le fil, \u00e9quilibre pr\u00e9caire et capital moral bien entam\u00e9. C&rsquo;est toujours un encha\u00eenement d&rsquo;incidents qui conduit \u00e0 l&rsquo;accident. Et il est plus facile de revenir apr\u00e8s un abandon qu&rsquo;apr\u00e8s un accident. Pour le moment, ma priorit\u00e9 est de s\u00e9curiser le fil. Tendu en amont, tendu en aval, il me reste quelques boucles dans les mains. Je descends \u00e0 -12 m\u00e8tres pour retrouver l&rsquo;amarrage pr\u00e9c\u00e9dent. Par chance, la visibilit\u00e9 est encore bonne l\u00e0. Mais pas pour longtemps. Je me d\u00e9barrasse des boucles en saucissonnant le bloc et fixe fermement. C&rsquo;est alors que je per\u00e7ois un petit \u00e9clair froid au niveau du pied gauche. Une entr\u00e9e d&rsquo;eau ! L&rsquo;\u00e9caille a d\u00fb accrocher mon pied en sombrant. Heureusement, la fuite est tr\u00e8s faible. Plus d&rsquo;h\u00e9sitation, je rentre. Je laisse l\u00e0, encore une fois, le secret de la suite, sans aucune id\u00e9e d&rsquo;o\u00f9 peut sourdre la rivi\u00e8re.<\/p>\n<figure id=\"attachment_1466\" aria-describedby=\"caption-attachment-1466\" style=\"width: 750px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" aligncenter size-full wp-image-1466\" src=\"http:\/\/wordpress.localhost\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/jpg_P1011393m.jpg\" alt=\"Belle tabl\u00e9e (photo : J.-Y. Bigot)\" title=\"Belle tabl\u00e9e (photo : J.-Y. Bigot)\" class=\"caption\" align=\"center\" width=\"750\" height=\"562\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1466\" class=\"wp-caption-text\">Belle tabl\u00e9e (photo : J.-Y. Bigot)<\/figcaption><\/figure>\n<p>Le retour se fait rapidement et sans autre d\u00e9convenue. Il ne m&rsquo;en reste pas moins quarante minutes de paliers. Bien plaqu\u00e9 contre le plafond, les minutes se font de plus en plus longues et mes frissons de plus en plus puissants. Tant qu&rsquo;il y a du frisson, il y a de l&rsquo;\u00e9nergie et de la chaleur ! C&rsquo;est une r\u00e9action normale du corps pour lutter contre le froid. Mais que c&rsquo;est d\u00e9sagr\u00e9able ! La d\u00e9livrance arrive enfin. J&rsquo;\u00e9merge dans l&rsquo;alc\u00f4ve noire du siphon. Mes coll\u00e8gues, \u00e0 ma demande, m&rsquo;ont laiss\u00e9 puisque j&rsquo;\u00e9tais bien persuad\u00e9 de franchir ce satan\u00e9 siphon et faire des kilom\u00e8tres de premi\u00e8re&#8230; Pour mettre le mat\u00e9riel \u00e0 l&rsquo;abri d&rsquo;\u00e9ventuelles crues, je descends sur cinquante m\u00e8tres la rivi\u00e8re avec l&rsquo;\u00e9quipement complet jusqu&rsquo;\u00e0 la salle des Autrichiens. Les bassins sont tr\u00e8s confortables \u00e0 franchir. En revanche, deux petites zones de rapides me sont tr\u00e8s p\u00e9nibles. Sortir de l&rsquo;eau avec les deux recycleurs et les quatre bouteilles est un effort et un jeu d&rsquo;\u00e9quilibriste compliqu\u00e9. Un bloc roule sous mon pied gauche. Je sens une arr\u00eate de calcaire griffer mon bottillon. L&rsquo;eau entre instantan\u00e9ment. Cette fois-ci, le bottillon est bien fichu. Impossible de replonger dans quelques jours. Je vais devoir la faire r\u00e9parer chez un sp\u00e9cialiste. A la salle des Autrichiens, je me tra\u00eene plus que je ne monte sur la terrasse am\u00e9nag\u00e9e hors crue pour me changer. Je refais pr\u00e9cautionneusement les sacs afin que les coll\u00e8gues puissent les prendre sans se poser de question. Je repars avec deux sacs pour franchir ce qui me reste de rivi\u00e8re avant de rejoindre la galerie des Pingouins. L\u00e0, je quitte la combinaison dont la jambe gauche baigne compl\u00e8tement. Je pose donc deux sacs au bord de la rive : les v\u00eatements et les d\u00e9tendeurs. Je ressors par les Fantasmes avec le sherpa du Megalodon. Je laisserai encore pas mal d&rsquo;\u00e9nergie dans la n\u00e9gociation des \u00e9troitures avec ce fichu lest. Dehors, la nuit n&rsquo;est pas loin. Je d\u00e9vore deux ou trois trucs qui tra\u00eenent dans le bidon bouffe avant de reprendre le chemin du refuge. J&rsquo;y serai dans une heure et demi, bien courbatur\u00e9, puisque toujours accompagn\u00e9 de mon fid\u00e8le recycleur sur le dos.<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 l&rsquo;heure tardive, une assiette bien garnie m&rsquo;attendait \u00e0 l&rsquo;arriv\u00e9e ainsi que des tonnes de questions. Mais \u00e0 ma mine d\u00e9confite et fatigu\u00e9e, l&rsquo;assembl\u00e9e a gentiment accept\u00e9 d&rsquo;attendre le lendemain pour plus de pr\u00e9cision sur cet \u00e9chec.<\/p>\n<h2>Samedi 9 ao\u00fbt<\/h2>\n<p>Repos le matin, mais l&rsquo;apr\u00e8s-midi, je remonte \u00e0 la grotte afin de r\u00e9cup\u00e9rer les deux kits laiss\u00e9s sur la rive. Une fois au refuge, je ferai un premier nettoyage des trois sacs d\u00e9j\u00e0 r\u00e9cup\u00e9r\u00e9s.<\/p>\n<figure id=\"attachment_1467\" aria-describedby=\"caption-attachment-1467\" style=\"width: 750px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" aligncenter size-full wp-image-1467\" src=\"http:\/\/wordpress.localhost\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/jpg_DSCN2022m.jpg\" alt=\"La montagne de Beausseb\u00e9rard\" title=\"La montagne de Beausseb\u00e9rard\" class=\"caption\" align=\"center\" width=\"750\" height=\"563\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1467\" class=\"wp-caption-text\">La montagne de Beausseb\u00e9rard<\/figcaption><\/figure>\n<h2>Dimanche 10 ao\u00fbt<\/h2>\n<p>Balade au-dessus d&rsquo;Aurent. Pour moi, les objectifs sont plus flous. Aussi j&rsquo;en profite pour aller au sommet de Beausseb\u00e9rard, montagne que je contemple depuis sept ans sans jamais \u00eatre all\u00e9 voir le panorama. C&rsquo;est splendide et surprenant. Il y a l\u00e0-haut une grande zone de p\u00e2turage qu&rsquo;on n&rsquo;imagine pas. La mont\u00e9e se r\u00e9alise assez facilement directement \u00e0 l&rsquo;aplomb du village. Il y a quelques passages tr\u00e8s a\u00e9riens. Pour le retour, je pr\u00e9f\u00e8re tenter ma chance par la source du Coulomp. Je prends tr\u00e8s en amont pour ne pas risquer d&rsquo;\u00eatre face aux barres rocheuses qui bordent toute la rivi\u00e8re. Au pire, je serai en amont des Fantasmes. Je sais que la descente est possible. La travers\u00e9e d&rsquo;un grand m\u00e9l\u00e8zin d\u00e9form\u00e9 par la pression de la neige rev\u00eat une ambiance magique. Les fourmis rousses y b\u00e2tissent des chefs-d&rsquo;\u0153uvres architecturaux. Et la foudre sculpte des arbres pluris\u00e9culaires \u00e0 la mani\u00e8re d&rsquo;un artiste contemporain.<\/p>\n<figure id=\"attachment_1468\" aria-describedby=\"caption-attachment-1468\" style=\"width: 750px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" aligncenter size-full wp-image-1468\" src=\"http:\/\/wordpress.localhost\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/jpg_DSCN2037m.jpg\" alt=\"\u00c9trange m\u00e9l\u00e9zin\" title=\"\u00c9trange m\u00e9l\u00e9zin\" class=\"caption\" align=\"center\" width=\"750\" height=\"563\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1468\" class=\"wp-caption-text\">\u00c9trange m\u00e9l\u00e9zin<\/figcaption><\/figure>\n<p>Hasard, intuition ou chance, je retombe juste au-dessus de la source. En passant devant la grotte des Chamois, il y a un petit tas de mat\u00e9riels h\u00e9t\u00e9roclites au bord du sentier. C&rsquo;est le signe que c&rsquo;est \u00e0 descendre. Je charge sac et bras pour la derni\u00e8re partie du chemin.<\/p>\n<p>Merci \u00e0 Marjan, Peter, Agnes, Alex et Mauz qui ont organis\u00e9 une balade dans l&rsquo;amont de la rivi\u00e8re pour sortir le reste des sacs plong\u00e9es.<\/p>\n<figure id=\"attachment_1469\" aria-describedby=\"caption-attachment-1469\" style=\"width: 750px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" aligncenter size-full wp-image-1469\" src=\"http:\/\/wordpress.localhost\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/jpg_P1011172m.jpg\" alt=\"The big team (photo : J.-Y. Bigot)\" title=\"The big team (photo : J.-Y. Bigot)\" class=\"caption\" align=\"center\" width=\"750\" height=\"563\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1469\" class=\"wp-caption-text\">The big team (photo : J.-Y. Bigot)<\/figcaption><\/figure>\n<h2>Lundi 11 ao\u00fbt<\/h2>\n<p>Avec Agnes, Lucie, Peter, Jean-Yves, nous montons dans les galeries du Champagne et de Onze Heures afin de rapporter des photos. Le second objectif est de r\u00e9cup\u00e9rer tout le mat\u00e9riel possible. Ces galeries \u00e9taient emprunt\u00e9es pour l&rsquo;acc\u00e8s par les Shadocks aujourd&rsquo;hui compl\u00e8tement abandonn\u00e9es. Les trois sacs de cordes et amarrages seront laiss\u00e9s au bivouac des Hormones pour des explorations futures, une partie sera sortie pour la poubelle.<\/p>\n<figure id=\"attachment_1470\" aria-describedby=\"caption-attachment-1470\" style=\"width: 750px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" aligncenter size-full wp-image-1470\" src=\"http:\/\/wordpress.localhost\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/jpg_DSCN2051m.jpg\" alt=\"Volcan d'argile dans la galeire chocolat\" title=\"Volcan d'argile dans la galeire chocolat\" class=\"caption\" align=\"center\" width=\"750\" height=\"563\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1470\" class=\"wp-caption-text\">Volcan d&rsquo;argile dans la galeire chocolat<\/figcaption><\/figure>\n<p>Avec un peu d&rsquo;avance sur le reste de l&rsquo;\u00e9quipe, j&rsquo;irai faire quelques clich\u00e9s dans la galerie Chocolat o\u00f9 je suis rest\u00e9 \u00e9merveill\u00e9 par les petites stalagmites d&rsquo;argiles.<\/p>\n<h2>Mardi 12 ao\u00fbt<\/h2>\n<p>Lulu a pr\u00e9vu de monter en quad chercher des amis au col du Fa. Nous en profitons, avec Jean-Yves, pour lui faire monter le mat\u00e9riel de plong\u00e9e et une partie du mat\u00e9riel d&rsquo;Alex qui doit nous quitter. Mais ce portage ne peut se faire qu&rsquo;\u00e0 midi. J&rsquo;en profite pour occuper la matin\u00e9e \u00e0 faire le m\u00e9nage de tout le mat\u00e9riel de plong\u00e9e. \u00c0 la descente, je prends le kit avec la combinaison humide pour pouvoir retourner dans la rivi\u00e8re. L&rsquo;apr\u00e8s-midi, je monte le kit \u00e0 la grotte et redescends le mat\u00e9riel de Didier qui souffre trop du genou pour esp\u00e9rer aller sous terre.<\/p>\n<h2>Mercredi 13 ao\u00fbt<\/h2>\n<p>Retour dans la grotte. Je pars le premier pour faire la rivi\u00e8re des Pingouins jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;aval. Je passe devant le d\u00e9part de la galerie des Th\u00e9nardiers. Comme je ne la connais pas, je visite. Mais une erreur d\u2019itin\u00e9raire m&rsquo;am\u00e8ne vers Endless Maze, un labyrinthe peu recommandable. En ressortant par le puits K&#038;K, je d\u00e9s\u00e9quipe tout jusqu&rsquo;\u00e0 la salle des Slov\u00e8nes. Arriv\u00e9 \u00e0 la vo\u00fbte mouillante des Pingouins, je croise Philippe A. et Alain qui vont escalader les extr\u00eames amonts. Au boyau des Fantasmes, j&rsquo;entends du bruit. Jean-Yves arrive pour continuer le balisage de protection dans la galerie. Il est seul et de mon c\u00f4t\u00e9, je commence \u00e0 avoir froid. Il finit par me convaincre de l&rsquo;aider dans sa lourde t\u00e2che. Avec le perforateur, je perce l&#8217;emplacement des piquets que Jean-Yves pose. Ensuite vient le moment de couture o\u00f9 il faut passer la ficelle dans les trous des piquets. Ce n&rsquo;est pas une activit\u00e9 qui r\u00e9chauffe \u00e9norm\u00e9ment. Pire encore, une fois termin\u00e9, Jean-Yves immortalise notre travail par quelques photos. Elle est bonne, on la refait ! Vous connaissez tous sa ritournelle pr\u00e9f\u00e9r\u00e9e&#8230;<\/p>\n<figure id=\"attachment_1471\" aria-describedby=\"caption-attachment-1471\" style=\"width: 750px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" aligncenter size-full wp-image-1471\" src=\"http:\/\/wordpress.localhost\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/jpg_P1011503m.jpg\" alt=\"Le chantier (photo : J.-Y. Bigot)\" title=\"Le chantier (photo : J.-Y. Bigot)\" class=\"caption\" align=\"center\" width=\"750\" height=\"535\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1471\" class=\"wp-caption-text\">Le chantier (photo : J.-Y. Bigot)<\/figcaption><\/figure>\n<p>Finalement, devant mon insistance et mes frissons, et surtout par la panne batterie de ses flashs, nous ferons demi-tour. Retour au refuge.<\/p>\n<h2>Jeudi 14 ao\u00fbt<\/h2>\n<p>Fin de camp pour moi. Je rentre \u00e0 la maison retrouver ma petite famille.<\/p>\n<figure id=\"attachment_1472\" aria-describedby=\"caption-attachment-1472\" style=\"width: 750px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" aligncenter size-full wp-image-1472\" src=\"http:\/\/wordpress.localhost\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/jpg_P1011484m.jpg\" alt=\"Le r\u00e9sultat (photo : J.-Y. Bigot)\" title=\"Le r\u00e9sultat (photo : J.-Y. Bigot)\" class=\"caption\" align=\"center\" width=\"750\" height=\"563\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1472\" class=\"wp-caption-text\">Le r\u00e9sultat (photo : J.-Y. Bigot)<\/figcaption><\/figure>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Participants SCA-Gap : Philippe BERTOCHIO CRESPE : Philippe AUDRA, Jean-Yves BIGOT, Philippe MAUZET et Jean-Claude NOBECOURT Li Darboun : Johan JOUVE Les Ragaies : Lucie DAL SOGLIO Club Martel : [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":1461,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-1473","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-sorties-realisees"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/speleoclub-gap.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1473","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/speleoclub-gap.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/speleoclub-gap.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/speleoclub-gap.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/speleoclub-gap.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=1473"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/speleoclub-gap.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1473\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/speleoclub-gap.fr\/index.php?rest_route=\/"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/speleoclub-gap.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=1473"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/speleoclub-gap.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=1473"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/speleoclub-gap.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=1473"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}